Urteilskopf
123 III 335
53. Extrait de l'arręt de la Chambre des poursuites et des faillites du 13 aoűt 1997 dans la cause SI M. SA (recours LP)
Regeste
Verteilung des Erlöses. Aufforderung an einen Gläubiger, einen ihm überwiesenen Betrag zurückzuerstatten, welcher der Deckung der Massekosten im Sinne von Art. 262 SchKG dienen soll. Die an einen Gläubiger gerichtete Aufforderung des Konkursamtes, ihm einen zu Unrecht bezogenen Betrag zurückzuerstatten, ist keine im Sinne von Art. 17 SchKG anfechtbare Verfügung. Dem Konkursamt steht die Klage aus ungerechtfertigter Bereicherung offen (Bestätigung der Rechtsprechung).
Sachverhalt ab Seite 335
BGE 123 III 335 S. 335 Dans le cadre de la liquidation - sommaire - de la faillite de la SI M. SA, l'Administration cantonale des impôts (ci-aprčs: ACI) a annoncé ŕ l'office des faillites, en temps utile, son intervention provisoire afin de récupérer l'impôt sur le bénéfice en capital au titre de dette de la masse (art. 262 al. 1 LP). Aprčs avoir vendu aux enchčres un immeuble, principal actif de la faillie, pour le prix de 760'000 fr., l'office a versé ŕ la banque X., créancičre gagiste, la somme de 388'124 fr. 10, correspondant au montant de sa production en capital, frais et intéręts. L'ACI lui ayant ensuite notifié deux bordereaux d'impôt, l'office les adressa ŕ la créancičre gagiste en lui demandant de restituer 100'000 fr. en vue du rčglement des impôts en question, qui constituaient des dettes de la masse. La créancičre gagiste a refusé de restituer la somme réclamée; puis, sur confirmation de la demande de restitution, elle a déposé une plainte LP auprčs de l'autorité cantonale inférieure de surveillance.La plainte ayant été admise et la décision de l'office annulée, la masse en faillite de la SI M. SA et l'ACI ont recouru ŕ l'autorité cantonale BGE 123 III 335 S. 336supérieure de surveillance. Celle-ci a rejeté les recours et confirmé le prononcé entrepris.Saisie d'un recours de la masse en faillite, la Chambre des poursuites et des faillites du Tribunal fédéral l'a rejeté. Elle a néanmoins annulé d'office la décision attaquée en tant qu'elle avait confirmé l'admission de la plainte, celle-ci devant ętre déclarée irrecevable.
Erwägungen
Extrait des considérants:
1. L'arręt attaqué tient pour bien fondé le point de vue de l'autorité cantonale inférieure de surveillance selon lequel la masse en faillite, si elle entendait récupérer ce qu'elle avait versé prétendument ŕ tort ŕ la créancičre gagiste, devait agir par la voie judiciaire. Le point de vue en question est parfaitement conforme ŕ la jurisprudence du Tribunal fédéral (ATF 35 I 480; ATF 61 III 36; cf. également C. JÄGER, Commentaire de la LP, n. 1 ad art. 266, dernier paragraphe). Pour ce motif, la Chambre de céans peut donc s'y rallier ŕ son tour, sans avoir ŕ se prononcer sur les motifs particuliers avancés en l'espčce par l'autorité cantonale supérieure de surveillance.Selon la jurisprudence précitée, l'invitation faite par l'office ŕ un créancier d'avoir ŕ lui restituer une somme touchée ŕ tort est une simple déclaration de volonté dépourvue de caractčre officiel; elle ne constitue pas une décision susceptible de plainte au sens de l'art. 17 LP. L'office qui entend se retourner contre celui qui a bénéficié indűment d'un versement ne peut ainsi se borner ŕ le sommer de restituer les fonds reçus; si l'intéressé refuse de s'exécuter bénévolement, l'office en est réduit ŕ lui intenter l'action en enrichissement illégitime (ATF 35 I 480 consid. 2 p. 482/483; ATF 61 III 36, spéc. p. 38/39).L'arręt entrepris consacrant une solution conforme au droit, le recours ne peut qu'ętre rejeté. Une rectification s'impose néanmoins d'office quant au sort de la plainte formée par la créancičre gagiste. En l'absence de décision attaquable au sens de l'art. 17 LP, la plainte ne pouvait pas ętre admise, comme cela a été jugé en premičre instance cantonale et confirmé en instance de recours, mais devait ętre déclarée irrecevable.