Bundesgericht Tribunal fédéral Tribunale federale Tribunal federal 1B_419/2018 Arręt du 14 décembre 2018 Ire Cour de droit public Composition MM. les Juges fédéraux Merkli, Président, Eusebio et Chaix. Greffičre : Mme Kropf. Participants ŕ la procédure A.________, représentée par Me Matthias Hüberli, avocat, recourante, contre Ministčre public de la Confédération. Objet Procédure pénale; séquestre, recours contre la décision de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral du 8 aoűt 2018 (BB.2017.148). Considérant en fait et en droit : 1. Le Ministčre public de la Confédération (MPC) instruit une enquęte notamment contre B.________ - ex-mari de A.________ - pour escroquerie, gestion déloyale, faux dans les titres, blanchiment d'argent, gestion déloyale des intéręts publics et corruption d'agents publics étrangers (cause www). Dans ce cadre, les avoirs dont A.________ serait la titulaire ou l'ayant droit économique détenus auprčs de la banque C.________ AG, ŕ Zurich, ont été séquestrés par décision du 17 juin 2016 (comptes xxx de A.________, yyy de la fondation D.________ et zzz de la fondation E.________). A la suite de la requęte formée par la susmentionnée afin d'obtenir la levée de ces mesures, le MPC a confirmé leur maintien par ordonnance du 21 aoűt 2017. Le 8 aoűt 2018, le Tribunal pénal fédéral a rejeté le recours formé par A.________ contre cette décision. Il a estimé que le recours ayant été intenté uniquement par la précitée, les conclusions et griefs en lien avec les comptes détenus par les fondations D.________ et E.________ - dont A.________ était uniquement l'ayant droit - étaient irrecevables (consid. 1.3). La Cour des plaintes a ensuite considéré que la décision du MPC respectait les exigences de forme, notamment en matičre de motivation que ce soit tant vis-ŕ-vis de l'ordonnance attaquée (21 aoűt 2017) que des éventuels griefs formés contre la décision antérieure (17 juin 2016 [cf. consid. 2.2]). Elle a retenu qu'il existait des soupçons suffisants de la commission d'infractions en particulier avec les fonds placés sous séquestre, ŕ savoir en substance le détournement de fonds publics obtenus via de faux contrats d'investissement, puis le transfert d'une partie de ces fonds en faveur d'une société dont A.________ était l'ayant droit économique, respectivement ensuite sur son propre compte et sur ceux détenus par la fondation D.________ et de la fondation E.________ (cf. consid. 3.3). Selon le Tribunal pénal fédéral, aucun élément au dossier ne permettait de retenir ŕ ce stade de la procédure l'état de nécessité - notamment financier - allégué par A.________ (consid. 3.4). La Cour des plaintes a enfin relevé l'absence de contre-prestation équivalente qui ne permettait ainsi pas de retenir la bonne foi de A.________; cette derničre semblait de plus s'ętre versée ŕ elle-męme les fonds de provenance illicite via le compte de sa société et les aurait ensuite répartis sur les comptes des fondations (consid. 4.2). Par acte du 10 septembre 2018, A.________ forme un recours en matičre pénale contre cet arręt, concluant ŕ la levée du séquestre portant sur les comptes xxx, yyy et zzz; ŕ titre subsidiaire, elle demande la levée de cette mesure uniquement pour les deux derniers, soit ceux des fondations D.________ et E.________. Le MPC et l'autorité précédente ont renoncé ŕ déposer des déterminations. 2. Conformément ŕ l'art. 54 al. 1 LTF, le présent arręt sera rendu en français, langue de l'arręt attaqué, męme si le recours a été libellé en allemand, comme l'autorise l'art. 42 al. 1 LTF. 3. Conformément ŕ l'art. 42 al. 1 LTF, le mémoire de recours doit ętre motivé et contenir des conclusions. Celles-ci doivent exprimer sur quels points la décision entreprise doit ętre modifiée et comment. Les motifs doivent exposer succinctement en quoi la décision attaquée viole le droit (art. 42 al. 2 LTF). Selon la jurisprudence, pour répondre ŕ cette exigence, la partie recourante est tenue de discuter au moins sommairement les considérants de l'arręt entrepris (ATF 143 II 283 consid. 1.2.2 p. 286; 140 III 86 consid. 2 p. 88 ss et 115 consid. 2 p. 116 s.). En l'occurrence, la recourante, agissant par le biais d'un mandataire professionnel, reprend mot ŕ mot l'argumentation présentée devant le Tribunal pénal fédéral, ce qui est contraire aux exigences susmentionnées (ATF 134 II 244 consid. 2.3 p. 246 s.). Partant, son recours doit ętre déclaré irrecevable. La recourante, qui succombe, supporte les frais judiciaires (art. 66 al. 1 LTF). Il n'y a pas lieu d'allouer de dépens (art. 68 al. 3 LTF). Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce : 1. Le recours est irrecevable. 2. Les frais judiciaires, fixés 1'500 fr., sont mis ŕ la charge de la recourante. 3. Le présent arręt est communiqué au mandataire de la recourante, au Ministčre public de la Confédération et ŕ la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral. Lausanne, le 14 décembre 2018 Au nom de la Ire Cour de droit public du Tribunal fédéral suisse Le Président : Merkli La Greffičre : Kropf