Résolution intérimaire CM/ResDH(2010)34[1]
Exécution de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme
dans 25 affaires contre le Portugal
relatives à la durée excessive des procédures judiciaires
(voir Annexe II)
Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 46, paragraphe 2 de la Convention de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales, telle qu’amendée par le Protocole no 11 (ci-après dénommée « la Convention »),
Vu le nombre d’arrêts de la Cour européenne des Droits de l’Homme (« la Cour ») constatant de la part du Portugal une violation de l’article 6, paragraphe 1, de la Convention, en raison de durées excessives des procédures judiciaires (voir Annexe II à cette résolution) ;
Réitérant que des durées excessives dans l’administration de la justice constituent un grave danger pour le respect de l’Etat de droit ;
Rappelant que dans sa Résolution intérimaire CM/ResDH(2007)108, le Comité des Ministres s’était félicité des nombreuses réformes adoptées par les autorités portugaises en vue de résoudre ce problème structurel ; qu’il avait encouragé les autorités à poursuivre leurs efforts dans ce domaine, les invitant à lui fournir des informations complémentaires sur l’impact en pratique de ces réformes ;
Rappelant que dans sa résolution intérimaire précitée, le Comité avait également relevé la Recommandation Rec(2004)6 du Comité des Ministres aux Etats membres concernant la nécessité d’améliorer l’efficacité des recours internes et soulignant l’importance de cette question lorsque les arrêts révèlent des problèmes structurels susceptibles de donner lieu à un nombre important de nouvelles violations similaires de la Convention ;
Ayant examiné les informations transmises par les autorités portugaises sur les mesures additionnelles prises ou envisagées depuis la résolution intérimaire précitée (voir Annexe I), y compris les données statistiques comparatives concernant la durée des procédures civiles, pénales et administratives (voir Annexe III) ;
Evaluation du Comité des Ministres
Mesures de caractère individuel
Notant avec préoccupation que dans l’affaire Oliveira Modesto et autres (arrêt du 08/06/2000), la procédure interne, toujours pendante devant les juridictions nationales, dure depuis plus de 22 ans ;
DEMANDE INSTAMMENT aux autorités portugaises d’accélérer cette procédure, dans toute la mesure du possible, afin de pouvoir la clore dans les meilleurs délais.
Mesures de caractère général
1) Procédures civiles
Notant que, si les statistiques montrent une réduction de la durée moyenne et de l’arriéré devant les juridictions civiles « supérieures », la situation reste préoccupante devant les juridictions de première instance ;
Notant également que la réforme introduite par le décret-loi no 303/2007 n’a pas encore produit les effets souhaités sur la durée des procédures, dans la mesure où elle ne s’applique qu’aux procédures introduites depuis son entrée en vigueur (à savoir le 1/01/2008) ;
DEMANDE INSTAMMENT aux autorités d’envisager l’adoption de mesures ad hoc pour réduire l’arriéré des procédures civiles, par exemple en donnant la priorité aux affaires les plus anciennes et aux affaires sur lesquelles il convient de statuer rapidement ;
LES ENCOURAGE à poursuivre activement leurs efforts en vue de réduire la durée des procédures civiles, particulièrement devant les juridictions de première instance et d’assurer un suivi approprié à la réforme de 2007 afin de pouvoir en évaluer les effets ;
INVITE les autorités à fournir également des informations et des données statistiques sur la tendance générale devant les tribunaux aux affaires familiales, aucune information n’étant disponible à cet égard pour le moment.
2) Procédures pénales
Notant avec satisfaction que la réforme des procédures pénales, entrée en vigueur le 15 septembre 2007, a contribué à une importante diminution de l’arriéré, notamment devant les juridictions de première instance, et qu’en ce qui concerne les procédures devant les juridictions « supérieures », elle a également contribué à une diminution de leur durée moyenne ;
ENCOURAGE les autorités portugaises à poursuivre leurs efforts dans le suivi de cette réforme, afin d’en consolider les effets positifs également sur la durée moyenne des procédures devant les juridictions pénales de première instance.
3) Procédures administratives
Notant avec satisfaction qu’avec la création du Tribunal central administratif en 1997, le nombre d’affaires pendantes et d’affaires enregistrées devant la Cour suprême administrative a diminué de 50 % entre 1994 et 2000 et que les statistiques relatives aux procédures fiscales et administratives révèlent une diminution de la durée des procédures devant les juridictions administratives « supérieures » ;
Notant avec intérêt la vaste réforme des procédures administratives, entrée en vigueur le 1er janvier 2004 et visant à fournir une protection judiciaire effective et un meilleur accès à la justice en amendant plusieurs aspects de procédure ;
Relevant toutefois que les statistiques font également apparaître une augmentation importante de la durée moyenne des procédures devant les tribunaux de première instance ;
ENCOURAGE VIVEMENT les autorités portugaises à poursuivre activement leurs efforts en vue de réduire la durée des procédures administratives et fiscales, particulièrement devant les juridictions de première instance ;
LES INVITE à assurer un suivi approprié de la mise en œuvre de la réforme de 2004, afin de pouvoir en évaluer l’impact sur la durée des procédures, et à tenir le Comité des Ministres informé de tout développement en la matière.
4) Procédures d’exécution
Notant avec préoccupation qu’en dépit de la réforme introduite par le décret-loi no 38/2003, les statistiques montrent une augmentation à la fois de la durée des procédures et de l’arriéré ;
Notant la récente réforme introduite par la loi no 18/2008 et le décret-loi no 226/2008, ainsi que par les arrêtés ministériels no 312, 313, 321-A et 321-B du 30 mars 2009, visant à simplifier et à accélérer les procédures d’exécution, et à éviter que des actions en justice sans objet ne soient intentées ;
Gardant à l’esprit le fait qu’en ce qui concerne la durée des procédures d’exécution, la réforme n’a pas encore pleinement déployé ses effets dans la mesure où elle n’est entrée en vigueur que le 31 mars 2009 et que par conséquent, une évaluation ne peut être effectuée à ce stade ;
ENCOURAGE les autorités portugaises à poursuivre leurs efforts afin de garantir que la récente réforme des procédures d’exécution contribue pleinement à leur accélération ;
DEMANDE aux autorités d’évaluer les effets de cette réforme au fur et à mesure de sa mise en œuvre afin que puisse être adoptée, le cas échéant, toute autre mesure nécessaire en vue de garantir son effectivité et à de tenir le Comité des Ministres informé des développements en la matière ;
5) Mesures visant à améliorer l’efficacité du système judiciaire
Notant les mesures adoptées par les autorités pour désengorger les tribunaux, notamment en renforçant les voies alternatives de règlement des litiges ;
Notant par ailleurs avec intérêt que courant 2008 ont été introduits le traitement numérique des affaires et la gestion numérique des dossiers (projet Citius) ;
INVITE les autorités portugaises à évaluer les effets des mesures adoptées, à prendre toute autre mesure nécessaire, le cas échéant, pour consolider leur efficacité, et à informer le Comité des résultats de cette évaluation et des éventuels développements en la matière.
6) Mesures concernant les recours effectifs
Notant avec intérêt l’adoption de la loi no 67/2007 du 31/12/2007 qui prévoit l’application de la responsabilité extracontractuelle de l’Etat en cas de violation du droit à ce que sa cause soit entendue dans un délai raisonnable (article 12) ;
Relevant cependant qu’il existe à l’heure actuelle des divergences jurisprudentielles dans l’application de cette loi en ce qui concerne l’indemnisation du préjudice moral et que dans son arrêt du 10/06/2008 dans l’affaire Martins Castro et Alves Correia de Castro, la Cour européenne a estimé que l’action en responsabilité civile extracontractuelle de l’Etat n’offrira pas de recours effectif, au sens de l’article 13 de la Convention, tant que la jurisprudence de la Cour suprême administrative et en particulier sa décision du 28/11/2007 – qui va dans le même sens que la jurisprudence de la Cour européenne – n’aura pas été consolidée dans l’ordre juridique portugais ;
Notant que l’arrêt précité de la Cour européenne relève que l’article 152 du code de procédure des tribunaux administratifs offre au ministère public la possibilité de saisir la Cour suprême en vue d’une harmonisation de la jurisprudence et préconise l’utilisation de cette voie pour mettre un terme à cette incertitude jurisprudentielle ;
Notant également la publication et la vaste diffusion dont a fait l’objet l’arrêt de la Cour dans l’affaire Martins Castro et Alves Correia de Castro et considérant que ces mesures sont également appropriées, car elles sont elles-aussi de nature à contribuer à une harmonisation de la jurisprudence interne, en favorisant la prise en compte des constats de la Cour par les juridictions concernées ;
ENCOURAGE les autorités à poursuivre les efforts qu’elles ont entrepris pour parvenir à l’harmonisation de la jurisprudence des juridictions internes dès que possible ;
LES INVITE à fournir des informations sur la pratique actuelle des tribunaux et son évolution depuis l’arrêt de la Cour dans l’affaire Martins Castro et Alves Correia de Castro ;
Au vu de ce qui précède, le Comité des Ministres
DECIDE de reprendre l’examen des progrès réalisés au plus tard :
- A la fin de 2010 pour ce qui est de la question du recours effectif ;
- A la mi-2011 pour ce qui est de la question de la durée excessive des procédures judiciaires.
Annexe I à la Résolution intérimaire CM/ResDH(2010)34
Informations fournies par le Gouvernement du Portugal
sur les mesures adoptées par les autorités portugaises
en ce qui concerne la durée excessive des procédures judiciaires
depuis l’adoption de la Résolution intérimaire CM/ResDH(2007)108, en octobre 2007
Mesures individuelles
Depuis l’adoption de la Résolution intérimaire CM/ResDH(2007)108, les procédures internes dans 2 affaires supplémentaires ont été closes (Garcia da Silva et Sociedade Agricola do Peral). A l’heure actuelle, les procédures ne sont encore pendantes au niveau interne que dans une seule affaire (Oliveira Modesto et autres).
Mesures de caractère général
1) Remarques générales sur les procédures civiles et pénales devant les juridictions de première instance
2008 est la troisième année consécutive au cours de laquelle le nombre d’affaires pendantes devant des juridictions de première instance, civiles et pénales, a diminué (- 2,7 %). Une telle diminution résulte du fait que le nombre d’affaires résolues (environ 788 918) a été supérieur au nombre de nouveaux litiges (environ 747 387). Le taux de variation du stock d’affaires pendantes (clearance rate[2]), qui montre dans quelle mesure le système judiciaire fait face au flux d’affaires et comment l’arriéré est réduit, était de 106 % en 2008 contre 101 % en 2007. Dans ce contexte, il convient de noter que depuis 2006, le taux de variation du stock d’affaires pendantes est supérieur à 100% et qu’il ne cesse d’augmenter légèrement.
2) Procédures civiles
En ce qui concerne les juridictions civiles « supérieures », non seulement le nombre de nouvelles affaires équivaut à celui des affaires résolues, mais les statistiques pour les années 2003-2008 montrent une durée moyenne stable des procédures (4 mois, avec une diminution à 3 mois en 2008) et une diminution de l’arriéré (de 7 267 à 5 751 affaires au cours de la même période).
En revanche, les statistiques pour les années 2003-2007 révèlent une augmentation de la durée moyenne des procédures civiles devant des juridictions de première instance (de 24 en 2003 à 33 mois en 2007), ainsi qu’une augmentation importante de l’arriéré dans le domaine civil (passé d’environ 1,12 millions d’affaires pendantes en 2003 à 1,25 millions en 2007).
S’agissant des juridictions de première instance un premier signal positif a été observé en 2008, lorsque la durée moyenne des procédures a baissé par rapport à l’année 2007 (de 33 mois à 30 mois). Des résultats positifs concernant ces juridictions ont également été relevés en ce qui concerne les actions en constatation de droit, dans la mesure où en 2008 le nombre d’affaires résolues a dépassé le nombre d’affaires enregistrées (respectivement 111 202 et 102 687 affaires) et la durée moyenne des procédures a sensiblement diminué (de 33 mois en 2007 à 24 mois en 2008). Cependant, force est de constater que ce dernier type de procédures ne représente qu’environ 10% du contentieux civil devant les juridictions de première instance.
Dans ce contexte il convient de noter que la réforme introduite par le décret-loi no 303/2007 amendant le code de procédure civile aux fins de réduire le nombre de recours, en particulier devant la Cour suprême ne s’applique qu’aux procédures engagées depuis son entrée en vigueur le 1er janvier 2008 et n’a pas encore produit d’effets sur la durée des procédures.
Quant aux chambres ad hoc crées en vue de traiter l’arriéré (Juízos du tribunal civil de première instance de Lisbonne), elles ont été supprimées progressivement et ont cessé leurs fonctions au 31 août 2009.
3) Procédures pénales
Entre 2003 et 2007, une réduction de l’arriéré a pu être notée, de 230 000 à 208 000 affaires (devant les juridictions de première instance) et de 4500 à 3600 affaires (devant les juridictions « supérieures »). La réforme des procédures pénales, entrée en vigueur le 15 septembre 2007 y a contribué.
En effet, durant cette période, le nombre d’affaires résolues a été supérieur au nombre de nouvelles affaires, soit 210 137 et 203 573 respectivement devant les juridictions de première instance et 12 632 et 12 429 respectivement devant les juridictions « supérieures ». En 2008, le nombre total des affaires résolues devant les juridictions de première instance a de nouveau été supérieur à celui des affaires introduites (respectivement 242 000 et 172 480 affaires).
Au cours de cette même période (2003-2007) la durée moyenne des procédures devant les juridictions « supérieures » a également diminué (de 5 à 4 mois), tandis qu’une légère augmentation de la durée des procédures devant les juridictions de première instance a été enregistrée (de 12 à 14 mois).
Il convient également de noter qu’en 2008, le nombre de nouvelles affaires introduites devant les juridictions pénales a diminué d’environ 33,5 %. Ainsi, concernant les juridictions de première instance, le nombre de nouvelles affaires en 2007 était d’environ 203 000, alors qu’en 2008 il était d’environ 172 000. Cette diminution du nombre des nouvelles affaires semble être la principale cause de la diminution importante de l’arrière devant les mêmes juridictions qui a pu être observée en 2008 (de 208 104 affaires à la fin de 2007 à 137 880 affaires à la fin de 2008). Aucune donnée sur l’impact de cette diminution sur la durée moyenne des procédures devant ces juridictions n’est disponible à ce jour.
4) Procédures administratives
Entre 1994 et 2000, les affaires pendantes et les affaires enregistrées devant la Cour suprême administrative ont chuté de 50 %. Cette évolution résulte à l’évidence de la mise en œuvre du décret-loi no 229/96, qui a introduit une deuxième instance de juridiction administrative (le Tribunal central administratif, créé dès 1997) et réorganisé les compétences entre les trois niveaux de juridiction.
Cependant, au cours de la même période, aucune diminution de la durée moyenne des procédures administratives n’a pu être enregistrée pour les trois niveaux de juridiction : la durée moyenne est restée stable avec, respectivement 14 mois pour la Cour suprême administrative, 12 mois pour le Tribunal central administratif et 15 mois pour les juridictions administratives de première instance.
Pour ce qui est de la période 2003-2007, la durée moyenne des procédures administratives et fiscales résolues devant les juridictions administratives a diminué pour passer d’une durée moyenne de 13,4 mois pour la période 2003-2006 à 13 mois en 2007. S’agissant des juridictions administratives de première instance, les statistiques pour la même période montrent une augmentation de la durée moyenne des procédures résolues (passée de 13 à 23 mois). Aucune donnée n’est disponible pour les juridictions fiscales de première instance.
Aucune information n’a été soumise concernant l’année 2008.
De plus, deux réformes importantes sont entrées en vigueur le 1er janvier 2004 : la réforme des procédures administratives introduite par la loi no 13/2002 (portant approbation du nouveau Statut des tribunaux administratifs et fiscaux) et la loi no 15/2002 (portant approbation du Code de procédure applicable aux tribunaux administratifs et fiscaux, ci-après le « CPTA »). Ces deux réformes visent à fournir une protection judiciaire effective et à améliorer la protection judiciaire et l’accès à la justice en amendant plusieurs aspects de procédure. En particulier, les moyens pour atteindre ces objectifs comprennent, entre autres :
- la réorganisation des différents types de procédures (ordinaire, spéciale, d’urgence, conservatoire et les procédures d’exécution) ;
- la redéfinition des recours pouvant être formés devant les juridictions « supérieures » (par exemple, le recours per saltum, qui donne la possibilité de former directement un recours devant la Cour suprême administrative en cas de simple violation d’intérêts juridiques substantiels ;
- l’introduction du principe d’« actions collectives » (art. 4 CPTA), permettant d’adopter un moyen de recours unique pour des griefs ayant le même lien matériel ;
- la possibilité de faire condamner l’administration publique agissant de mauvaise foi dans le cadre de procédures administratives (art. 6 CPTA) ;
- l’octroi de la faculté d’accuser une société de droit public ou le ministère concerné (art. 10 CPTA), ce qui signifie que la partie requérante n’est plus tenue d’identifier la personne (personne physique) ayant accompli l’acte attaqué ;
- l’introduction de la possibilité d’adresser une injonction à une administration publique au moyen de voies de recours d’urgence, aux fins de communication d’informations sur le statut de certaines procédures administratives et de l’accès aux dossiers ;
- l’introduction de la possibilité d’adresser une injonction à une administration publique au moyen de voies de recours d’urgence, lorsqu’une décision urgente est requise afin de garantir l’exercice d’un droit donné ;
- la possibilité pour les tribunaux administratifs d’adopter toutes les mesures conservatoires nécessaires aux fins de l’arrêt définitif ou d’anticiper la décision sur les principaux griefs (art. 121 CPTA), à condition que les exigences de fumus boni iuris et periculum in mora soient respectées ;
- la possibilité de former un recours devant la « Cour suprême administrative » pour des questions particulièrement sensibles, conformément au rôle d’ « autorité juridique » qui lui incombe à l’égard des juridictions de degré inférieur (art. 150 CPTA) ;
- la gestion et la simplification de la procédure (par ex. l’art 48 CPTA, portant sur les affaires répétitives).
5) Procédures d’exécution
En dépit de la réforme introduite par le décret-loi no 38/2003, les statistiques pour les années 2007-2008 montrent une augmentation de la durée moyenne des procédures d’exécution en matière civile (passée de 27 à 35 mois au cours de la période 2003-2007), ainsi qu’une augmentation importante de l’arriéré (de 724 000 à 976 000 affaires pendantes au cours de la même période).
La situation est similaire, bien que les chiffres soient moins élevés, pour ce qui est de l’exécution des affaires introduites devant les juridictions du travail, la durée moyenne des procédures d’exécution étant passée de 17 à 28 mois au cours de la même période 2003-2007. En revanche, l’arriéré n’a pas augmenté, notamment grâce à une diminution du nombre de requêtes (de 7 900 à 5 100).
Une nouvelle réforme dans le domaine des procédures d’exécution est entrée en vigueur le 31 mars 2009 (introduite par la loi no 18/2008 et le décret-loi no 226/2008, ainsi que par les arrêtés ministériels no 312, 313, 321-A et 321-B du 30 mars 2009). Elle vise à simplifier et accélérer les procédures d’exécution, ainsi qu’à éviter que ne soient intentées des actions sans objet, tout en sauvegardant les garanties procédurales dont bonifient les parties à la procédure. La réforme prévoit notamment :
- l’enregistrement, la réception et la distribution électroniques des demandes d’exécution ;
- l’élargissement et le renforcement du rôle de l’« agent d’exécution » (agente de execução), qui peut recourir dans une large mesure à des moyens électroniques, tels que les bases de données ;
- le contrôle de l’activité des « agents d’exécution » par un organisme indépendant en vue d’accroître leur efficacité ;
- la possibilité pour les juristes de se porter candidats à des postes d’« agents d’exécution », ce qui augmente par conséquent la célérité avec laquelle sont traitées les procédures pendantes ;
- la possibilité de demander un arbitrage ;
- la création de listes publiques sur les procédures d’exécution dans le cadre desquelles les dettes n’ont pu être remboursées aux créanciers pour cause d’absence de biens du débiteur : le but étant d’empêcher de nouvelles demandes de recouvrement, dont l’exécution ne pourrait de toute évidence pas avoir lieu. En même temps, de telles listes constituent une source d’information pour toute personne susceptible de vouloir conclure un contrat avec une personne ou une société faisant l’objet d’une procédure d’exécution.
6) Mesures visant à améliorer l’efficacité du système judiciaire
Un Plan d’action a été adopté par les autorités en 2005 et un autre en 2007 visant à réduire l’engorgement des tribunaux. Le plan d’action de 2005 a permis notamment :
- la réduction de la période de suspension des activités judiciaires pour cause de vacance judiciaire (loi no42/2005 du 29 août 2005) ;
- l’introduction d’une action collective (« class-action ») (décret-loi no 108/2006 du 8 juin 2006) ;
Le plan d’action de 2007 a notamment conduit à :
- la création en 2008 d’un centre d’arbitrage pour les litiges en matière de propriété intellectuelle (décret-loi no143/2008 du 25 juillet 2008) ;
- la création de quatre tribunaux de paix en 2007 et quatre autres en 2008 (voir notamment le décret-loi no22/2008 du 1 février 2008) ;
- l’élargissement du système de « médiation familiale » et de médiation dans le domaine des affaires du travail à l’ensemble du territoire national ;
Pour la période 2003-2008 peuvent également être relevés :
- l’augmentation, entre 2003 et 2007, du nombre de juges ordinaires, passé de 1 633 à 1 859, et du nombre de procureurs généraux, passé de 1 204 à 1 349 ;
- l’augmentation, entre 2005 et 2008, du nombre des juges de paix (julgados de paz), passé de 17 à 24 ; le nombre d’affaires qui leur sont soumises est passé de 697 en 2003 à 6 453 en 2008 ; en 2008, 5 845 procédures ont été résolues et 2 818 sont restées pendantes ;
- l’augmentation, entre 2005 et 2007, du nombre de centres d’arbitrage (modes alternatifs de règlement des litiges), passé de 16 à 27, et la réduction de leur arriéré (1 546 demandes pendantes en 2006 et 1 157 en 2007), pour un nombre égal de demandes (environ 9 000 par an), ce qui semble se traduire par une diminution du temps d’attente pour obtenir un jugement ;
De plus, en 2008, un projet baptisé « Citius » a permis de moderniser le système judiciaire grâce à l’introduction du traitement numérique des affaires et de la gestion numérique des dossiers.
7) Mesures relatives à l’effectivité des recours
Dans l’ordre juridique portugais, le recours au titre de la durée excessive des procédures judiciaires s’est développé dans la jurisprudence sur la base du décret-loi no 48051/1967 relatif à la responsabilité civile extracontractuelle de l’Etat. Ultérieurement, la loi no 67/2007 du 31/12/2007 a définit expressément les règles en matière de responsabilité extracontractuelle de l’Etat en cas de violation du droit à une décision judiciaire dans un délai raisonnable (article 12).
Dans ce cadre, la jurisprudence de la Cour suprême administrative et en particulier son arrêt du 28/11/2007, a souligné qu’il fallait interpréter la législation interne en conformité avec la jurisprudence de la Cour européenne et que le préjudice moral découlant d’un constat de violation de l’article 6 de la Convention en raison de la durée excessive d’une procédure devait être dédommagé.
Dans son arrêt dans l’affaire Martins Castro et Alves Correia de Castro (arrêt du 10/06/2008), la Cour européenne a observé avec satisfaction que la Cour suprême administrative, dans son arrêt du 28/11/2007, avait pleinement respecté les principes dégagés par la jurisprudence de la Cour européenne. Elle a cependant constaté que cette jurisprudence de la Cour suprême administrative ne semble pas encore suffisamment consolidée dans l’ordre juridique interne en raison de plusieurs divergences observées dans la pratique des tribunaux. La Cour européenne a par conséquent estimé que l’action en responsabilité extracontractuelle de l’Etat n’a pas offert de recours effectif au sens de l’article 13, et qu’une telle action ne pourrait passer pour un recours effectif tant que la jurisprudence susmentionnée de la Cour suprême administrative ne serait pas consolidée dans l’ordre juridique portugais, à travers une harmonisation de la jurisprudence interne.
La Cour européenne a par ailleurs souligné que l’existence d’un tel recours n’est en soi pas suffisante, et qu’il faut aussi que les juridictions nationales aient la possibilité en droit interne d’appliquer directement la jurisprudence européenne, et que leur connaissance de cette jurisprudence soit facilitée par les autorités nationales (§65 de l’arrêt Martins Castro et Alves Correia de Castro). En réponse à cette conclusion, les autorités portugaises ont transmis l’arrêt rendu par la Cour européenne, traduit en portugais et accompagné d’une note explicative, au Procureur Général de la République, au Conseil Supérieur de la Magistrature et au Conseil Supérieur des Tribunaux Administratifs et Fiscaux, en vue de sa diffusion aux autorités compétentes. L’arrêt a été publié sur le site web du Cabinet de Documentation et de Droit Comparé du Bureau du Procureur Général de la République (Procuradoria Geral da Repùblica).
Annexe II à la Résolution intérimaire CM/ResDH(2010)34
- 25 affaires relatives à la durée des procédures judiciaires
Résolution intérimaire CM/ResDH(2007)108
a. Affaires devant les juridictions civiles
34422/97Oliveira Modesto et autres, arrêt du 08/06/00, définitif le 08/09/00
54926/00Costa Ribeiro, arrêt du 30/04/03, définitif le 30/07/03
53997/00Dias Da Silva and Gomes Ribeiro Martins, arrêt du 27/03/03, définitif le 27/06/03
53534/99Esteves, arrêt du 03/04/03, définitif le 03/07/03
56345/00Ferreira Alves No. 2, arrêt du 04/12/03, définitif le 04/03/04
53937/00Ferreira Alves, Limited, arrêt du 27/02/03, définitif le 27/05/03
49671/99Ferreira da Nave, arrêt du 07/11/02, définitif le 07/02/03
56110/00Frotal-Aluguer de Equipamentos S.A., arrêt du 04/12/03, définitif le 04/03/04
58617/00Garcia da Silva, arrêt du 29/04/2004, définitif le 29/07/2004
49279/99Koncept-Conselho em Comunicação e Sensibilização de Públicos, Lda, arrêt du 31/10/02, définitif le 31/01/03
52412/99Marques Nunes, arrêt du 20/02/03, définitif le 20/05/03
54566/00Moreira and Ferreirinha, Lda et autres, arrêt du 26/06/03, définitif le 26/09/03
55081/00Neves Ferreira Sande e Castro et autres, arrêt du 16/10/03, définitif le 16/01/04
57323/00Pena, arrêt du 18/12/03, définitif le 18/03/04
48187/99Rosa Marques et autres, arrêt du 25/07/02, définitif le 25/10/02
59017/00Soares Fernandes, arrêt du 08/04/2004, définitif le 08/07/2004
44298/98Tourtier, arrêt du 14/02/02, définitif le 14/05/02
b. Affaires devant les juridictions administratives
52662/99Jorge Nina Jorge et autres, arrêt du 19/02/04, définitif le 19/05/04
55340/00Sociedade Agrícola do Peral et autres, arrêt du 31/07/03, définitif le 31/10/03
c. Affaires devant les juridictions pénales
48956/99Gil Leal Pereira, arrêt du 31/10/02, définitif le 31/01/03
14886/03Monteiro da Cruz, arrêt du 17/01/2006, définitif le 17/04/2006
50775/99Sousa Marinho et Marinho Meireles Pinto, arrêt du 03/04/03, définitif le 03/07/03
52657/99Textile Traders, Limited, arrêt du 27/02/03, définitif le 27/05/03
d. Affaires devant les juridictions aux affaires familiales
51806/99Figueiredo Simoes, arrêt du 30/01/03, définitif le 30/04/03
e. Affaires devant les juridictions du travail
53795/00Farinha Martins, arrêt du 10/07/03, définitif le 10/10/03
Annexe III à la Résolution intérimaire CM/ResDH(2010)34
Données statistiques fournies par les autorités portugaises
1) Données statistiques générales concernant les procédures civiles et pénales devant les juridictions de première instance
Flux des procédures devant les tribunaux de première instance 1996-2008
Prenant en compte la période 1996-2008, l’année 2008 a été la troisième année consécutive durant laquelle le nombre d’affaires pendantes devant les tribunaux de première instance s’est réduit (-2,7%). Cette baisse des affaires pendantes est plus importante que celle constaté en 2007. Ceci résulte d’une baisse des affaires enregistrées (-2,5%) et du fait que le nombre des affaires terminées est resté au niveau de l’année 2006, année au cours de laquelle une hausse de 14,1% par rapport à 2005 avait été constatée.
Graphique 1 – Equilibre annuel des procédures (affaires enregistrées- affaires terminées) 1996-2008
En 2008, pour la troisième année consécutive, le nombre d’affaires terminées était plus important que le nombre d’affaires enregistrées. Le solde de 41 531 affaires explique la baisse des affaires pendantes de 2,7%. Ce qui représente une amélioration par rapport aux chiffres de 2007 et inverse la tendance à l’accroissement constatée jusqu’en 2005. De 1996 à 2006 le nombre d’affaires pendantes ont constamment augmenté en raison du fait que le nombre d’affaires terminées était plus important que le nombre d’affaires enregistrées.
Graphique 2 – Affaires enregistrées et affaires terminées en 2008
Affaires enregistrées Affaires terminées
Graphique 3 – Pourcentage du nombre d’affaires enregistrées 2007-2008
Justice civile justice pénale Justice du travail justice juvénile
Graphique 4 – Pourcentage du nombre d’affaires terminées 2007-2008
Tribunal civilTribunal pénal Tribunal du travail Tribunal juvénile
Les affaires pendantes[3] et le « clearance rate »[4] (taux de variation du stock d’affaires pendantes)
Graphique 7- Affaires pendantes au 31 décembre 1996-2008
Graphique 8 – « Clearance rate »
(ratio entre le total du nombre d’affaires terminées par rapport au total du nombres d’affaires enregistrées)
2) Données statistiques concernant les procédures civiles
Inf. No166/DSEJI
30.04.2009
Traitement des affaires en matière civile portées devant les juridictions judiciaires du 1er degré durant les années 2003 à 2007
Instance
1ère instance
Domaine de la procédure
Justice civile
Phase de la procédure
Affaires enregistrées
Affaires terminées
Affaires pendantes (à la fin de la période)
Année
Nombre d’affaires
Nombre d’affaires
Nombre d’affaires
2007
512 797
541 072
1 250 549
2006
472 259
492 091
1 254 371
2005
534 497
427 014
1 311 778
2004
516 117
422 816
1 217 905
2003
517 458
442 086
1 123 994
(*) Données provisoires mises à jour le 14-04-2009
Traitement des affaires en matière civile portées devant les juridictions judiciaires supérieures durant les années 2003 à 2007
Instance
Juridictions supérieures
Domaine de la procédure
Justice civile
Phase de la procédure
Affaires enregistrées
Affaires terminées
Affaires pendantes (à la fin de la période)
Année
Nombre d’affaires
Nombre d’affaires
Nombre d’affaires
2007
19 781
19 971
5 751
2006
19 641
19 824
6 955
2005
19 552
19 530
7 138
2004
19 159
19 212
7 214
2003
19 293
20 121
7 267
(*) Données provisoires mises à jour le 14-04-2009
Durée moyenne des affaires en matière civile terminées devant les juridictions judiciaires du 1er degré durant les années 2003 à 2007
Instance
1ère Instance
Domaine de la procédure
Justice civile
Année
Nombre d’affaires
Durée moyenne (en mois)
2007
448 299
33
2006
438 425
30
2005
366 934
27
2004
344 223
25
2003
423 021
24
(*) Données provisoires mises à jour le 14-04-2009
Durée moyenne des affaires en matière civile terminées devant les juridictions judiciaires supérieures durant les années 2003 à 2007
Instance
Juridictions supérieures
Domaine de la procédure
Justice civile
Année
Nombre d’affaires
Durée moyenne (en mois)
2007
18 781
4
2006
18 428
4
2005
18 614
4
2004
17 899
4
2003
18 224
4
(*) Données provisoires mises à jour le 14-04-2009
Inf.68/DSEJI
17.02.09
Traitement des appels en matière civile, devant la Cour suprême et les Cours d’appel, par type d’affaire, durant les années 2003 à 2008 (*)
Année, phase de la procédure
Type d’affaire
2008
2007
2006
2005
2004
2003
Enregis-trées
Termi-nées
Pendantes à la fin de la période
Enregistrées
Termi-nées
Pendantes à la fin de la période
Enregistrées
Termi-nées
Pendantes à la fin de la période
Enregis-trées
Termi-nées
Pendantes à la fin de la période
Enregis-trées
Termi-nées
Pendan
tes à la fin de la période
Enregis-trées
Termi-nées
Pendantes à la fin de la période
TOTAL
18 274
18 503
5 674
19 781
19 971
5 751
19 641
19 824
6 955
19 552
19 530
7 138
19 159
19 212
7 214
19 292
20 120
7 266
appel
9 243
8 964
3 034
8 633
8 622
2 684
8 968
8 861
3 065
8 621
8 433
2 958
8 863
8 953
2 710
8 995
9 461
2 800
"Agravo"
3 810
4 166
919
5 454
5 431
1 265
4 771
4 909
1 712
5 369
5 520
1 850
4 532
4 680
2 130
4 648
4 721
2 278
Autres
2 127
2 174
533
2 406
2 362
578
2 474
2 531
534
2 161
2 243
591
1 493
2 320
699
2 285
2 329
525
Autres affaires
3 094
3 199
1 188
3 288
3 556
1 224
3 428
3 523
1 644
3 401
3 334
1 739
3 271
3 259
1 675
3 364
3 609
1 663
(*) Données provisoires au 17.02.09
Durée moyenne en mois des appels en matière civile, devant les juridictions supérieures, durant les années 2003 à 2008 (*)
Année et durée moyenne
2008
2007
2006
2005
2004
2003
"Area Processual" et type d’affaire
Durée moyenne (en mois)
Durée moyenne (en mois)
Durée moyenne (en mois)
Durée moyenne (en mois)
Durée moyenne (en mois)
Durée moyenne (en mois)
Justice en matière civile
Recours Juridictionnels
3
4
4
4
4
4
(*) Données provisoires au 17.02.09
3) Données statistiques concernant les procédures pénales
Traitement des affaires en matière pénale portées devant les juridictions judiciaires du 1er degré durant les années 2003 à 2007
Instance
1ère instance
Domaine de la procédure
Justice pénale
Phase de la procédure
Affaires enregistrées
Affaires terminées
Affaires pendantes (à la fin de la période)
Année
Nombre d’affaires
Nombre d’affaires
Nombre d’affaires
2007
203 573
210 137
208 104
2006
212 444
200 023
233 056
2005
184 180
168 674
246 378
2004
183 042
164 006
242 427
2003
191 219
167 660
230 710
(*) Données provisoires mises à jour le 14-04-2009
Traitement des affaires en matière pénale portées devant les juridictions judiciaires supérieures durant les années 2003 à 2007
Instance
Juridictions supérieures
Domaine de la procédure
Justice pénale
Phase de la procédure
Affaires enregistrées
Affaires terminées
Affaires pendantes (à la fin de la période)
Année
Nombre d’affaires
Nombre d’affaires
Nombre d’affaires
2007
12 429
12 632
3 623
2006
12 373
12 397
6 288
2005
11 742
10 626
6 498
2004
11 469
10 386
5 624
2003
10 765
10 191
4 541
(*) Données provisoires mises à jour le 14-04-2009
Durée moyenne des affaires en matière pénale terminées devant les juridictions judiciaires du 1er degré durant les années 2003 à 2007
Instance
1ère Instance
Domaine de la procédure
Justice pénale
Année
Nombre d’affaires
Durée moyenne (en mois)
2007
187 360
14
2006
98 697
12
2005
95 404
11
2004
98 185
11
2003
99 039
12
(*) Données provisoires mises à jour le 14-04-2009
Durée moyenne des affaires en matière pénale terminées devant les juridictions judiciaires supérieures durant les années 2003 à 2007
Instance
Juridictions supérieures
Domaine de la procédure
Justice pénale
Année
Nombre d’affaires
Durée moyenne (en mois)
2007
11 054
4
2006
11 238
5
2005
9 486
5
2004
9 193
5
2003
9 133
5
(*) Données provisoires mises à jour le 14-04-2009
4) Données statistiques concernant les procédures administratives
Durée moyenne des affaires en matière administrative et fiscale terminées portées devant les juridictions du 1er degré et devant les juridictions supérieures, par type de juridiction, durant les années 2003 à 2007
Instance
1ère instance
Juridictions supérieures
Domaine de procédure
Justice administrative fiscale
Justice administrative fiscale
Type de juridiction
Tribunaux fiscaux
Tribunaux administratifs
Année
Nombre d’affaires
Durée moyenne (en mois)
Nombre d’affaires
Durée moyenne (en mois)
Nombre d’affaires
Durée moyenne (en mois)
2007
nd
nd
7 250
23
4 372
13
2006
nd
nd
6 273
16
4 585
16
2005
nd
nd
5 977
15
4 529
13
2004
nd
nd
3 822
15
4 432
14
2003
nd
nd
3 950
13
5 024
11
5) Données statistiques concernant les procédures d’exécution
Durée moyenne des affaires terminées sur des voies d’exécution devant les juridictions judiciaires du 1er degré
durant les années 2003 à 2007
Affaires
2007(*)
2006
2005
2004
2003
Total
35
35
32
31
26
Voies d’exécution en matière civile
35
36
32
31
27
Voies d’exécution en matière de travail
28
19
19
19
17
(*) Données provisoires mises à jour le 20/02/09
Traitement des affaires portant sur des voies d’exécution devant les juridictions du 1er degré durant les années 2003 à 2007(*)
Année
2007(*)
2006
2005
2004
2003
Domaine de la procédure
Phase de la procédure
Nombre d’affaires
Nombre d’affaires
Nombre d’affaires
Nombre d’affaires
Nombre d’affaires
Total
Affaires enregistrées
313 207
292 735
348 275
320 773
304 315
Affaires terminées
311 025
277 069
228 195
221 675
202 863
Affaires pendantes (à la fin de la période)
987 249
968 155
957 392
838 807
736 238
Justice civile
Affaires enregistrées
308 051
285 063
339 403
312 319
296 353
Affaires terminées
306 071
269 668
220 988
215 936
195 317
Affaires pendantes (à la fin de la période)
976 222
952 206
942 025
824 638
724 874
Justice du travail
Affaires enregistrées
5 156
7 672
8 872
8 454
7 962
Affaires terminées
4 954
7 401
7 207
5 739
7 546
Affaires pendantes (à la fin de la période)
11 027
15 949
15 367
14 169
11 364
(*)Données provisoires mises à jour le 20/02/09
Note: Jusqu’à l’année 2006 toutes les "voies d’exécution" ("execuções") exercées devant les "tribunaux du travail" ("tribunais do trabalho") ou ayant des compétences en matière de travail étaient considérées comme des "voies d’exécution" du travail. Après 2007, avec la modification de la méthode de "recolha", seules les "voies d’exécution" en matière de travail sont considérées comme des "voies d’exécution" du travail, qu’elles soient exercées ou non devant les "tribunaux du travail" ou ayant des compétences en matière de travail.
Nombre de "tribunais de execução" (tribunaux de l’exécution)
Année
Tribunal
Chambre
2008
"Juízos de Execução" - Lisboa
1.º Juízo de Execução
2.º Juízo de Execução
3.º Juízo de Execução
"Juízos de Execução" - Porto
1.º Juízo de Execução
2.º Juízo de Execução
"Juízos de Execução" - Guimarães
Juízo Único
"Juízos de Execução" - Oeiras
Juízo Único
"Juízos de Execução" - Maia
Juízo Único
"Juízos de Execução" - V.N.Gaia
Juízo Único
2007
"Juízos de Execução" - Lisboa
1.º Juízo de Execução
2.º Juízo de Execução
3.º Juízo de Execução
"Juízos de Execução" - Porto
1.º Juízo de Execução
2.º Juízo de Execução
"Juízos de Execução" - Guimarães
Juízo Único
"Juízos de Execução" - Oeiras
Juízo Único
"Juízos de Execução" - Maia
Juízo Único
"Juízos de Execução" - V.N.Gaia
Juízo Único
2006
"Juízos de Execução" - Lisboa
1.º Juízo de Execução
2.º Juízo de Execução
3.º Juízo de Execução
"Juízos de Execução" - Porto
1.º Juízo de Execução
2.º Juízo de Execução
"Juízos de Execução" - Guimarães
Juízo Único
"Juízos de Execução" - Oeiras
Juízo Único
2005
"Juízos de Execução" - Lisboa
1.º Juízo de Execução
2.º Juízo de Execução
3.º Juízo de Execução
"Juízos de Execução" - Porto
1.º Juízo de Execução
2.º Juízo de Execução
2004
"Juízos de Execução" - Lisboa
1.º Juízo de Execução
2.º Juízo de Execução
"Juízos de Execução" - Porto
1.º Juízo de Execução
6) Données statistiques concernant les mesures visant à améliorer l’efficacité du système judiciaire
Traitement des affaires portées devant les Tribunaux de paix durant les années 2003 à 2008
2008
2007
2006
2005
2004
2003
Affaires enregistrées
6453
6003
5061
3541
2535
697
Total des affaires examinées
8663
7463
6040
4155
2702
744
Total des affaires terminées
5845
5254
4622
3147
2076
577
Par Médiation
1460
1438
1143
898
694
224
Par Jugement
2578
2575
2255
1488
949
272
Par Transaction
885
893
890
594
404
132
Par décision du Juge
1693
1682
1365
894
545
140
Par un autre motif
1807
1241
1224
761
433
81
Total des affaires en cours
2818
2209
1418
1008
626
167
En phase initiale/Prémédiation
1681
1548
1012
629
384
118
En phase de Médiation
40
30
53
24
28
17
En phase de Jugement
1097
631
353
355
214
32
Nombre de Juges de paix en exercice dans les Tribunaux de paix durant les années 2005 à 2009
Années
Nombre de Juges de paix
2005
17
2006
17
2007
Jusqu’au 14 avril
17
Du 14 avril au 31 octobre
16
Du 1er novembre au 31 décembre
15
2008
Du 1er janvier au 10 octobre
15
Du 11 octobre au 31 décembre
24
2009
24
Traitement des affaires portées devant les Centres d’Arbitrage, durant les années 2003 à 2005
Année, phase de procédure
Centre d’arbitrage
2003
2004
2005
Enregistrées dans la période
Terminées dans la période
Pend. Pour la période suivante
Enregistrées dans la période
Terminées dans la période
Pend. Pour la période suivante
Enregistrées dans la période
Terminées dans la période
Pend. Pour la période suivante
TOTAL GENERAL
7834
7639
1208
9383
9148
1492
10395
10462
1468
CIAB-CIMA de C Vale do Cávado
402
361
104
500
456
148
575
597
126
CA de l’odre des avocats
-
-
-
5
7
11
6
3
14
CA de "Conflits de Consommation" de Coimb
189
189
24
190
191
23
191
178
36
CA de "Conflits de Consommation" de Lisboa
846
850
58
745
738
65
967
922
110
CA de "Conflits de Consommation" Val dode Lisboa
247
249
49
478
402
125
403
384
144
C.A de Litiges de Réparation Automobile
534
440
339
420
491
243
439
485
197
C.A de Litiges du Travail liés au Sport
163
141
47
156
167
29
159
158
30
C.A de Loulé
31
32
..
44
38
7
40
41
6
C. information Consommation Arbitrage Porto
3099
3084
48
3391
3391
48
3565
3552
61
"Serv. Reg. Conciliação Arbitragem Trab."
822
826
45
819
814
47
803
773
76
C.A Voluntária da ADJUVA A-Serv.Ampr.,Lda
16
16
..
3
3
..
..
..
..
C.A. da Ass.ind.const.civ.e ob.pub.norte
..
..
..
3
3
6
..
..
6
C.A. "Conflits de Consommation" de l’Algrave
-
-
-
244
160
145
313
386
72
Fédération Portugaise de Basket-Ball
-
-
-
..
..
..
..
..
..
C.I.M.A d’Assurances Automobiles
1485
1451
493
2301
2204
590
2766
2915
484
PROJURIS-C Est.Proc.Civis. E Juris
-
-
-
83
83
5
166
66
105
(..) Résultat nul/Protégé par le secret artistique
(-) le phénomène n’existe pas
Traitement des affaires portées devant les Centres d’Arbitrage, durant les années 2006 et 2007
Année, phase de procédure
2006
2007
Centre d’arbitrage
Enregistrées dans la période
Terminées dans la période
Pend. Pour la période suivante
Enregistrées dans la période
Terminées dans la période
Pend. Pour la période suivante
TOTAL GENERAL
8555
8462
1546
8706
9085
1152
Arbitral
3
3
..
..
..
..
Consommation Vale do Cávado
674
639
161
748
720
189
Commercial
20
12
27
16
22
21
Civil Commercial Administratif
6
10
10
9
5
14
Univer. Catholique Portuguaise
..
..
..
..
..
..
Consommation de Coimbra
200
220
16
163
152
27
Consommation de Lisboa
973
947
136
1472
1450
158
Consommation Vale do Ave
341
406
79
341
339
81
Secteur Automobile
425
434
188
518
510
196
Joueurs professionnels
115
137
8
74
71
11
Loulé
31
37
..
21
21
..
Consommation Porto
491
500
52
582
575
59
Com.C Arb trab Ponta Delgada
561
534
55
542
560
37
Bâtiment Travaux Publics
5
6
5
..
5
..
Consommation do Algarve
198
216
54
131
165
20
Féder. Portuguaise de Basket-Ball
..
..
..
..
..
..
Assurance Automobiles
3220
3110
594
3758
4095
257
Commercial do Porto
3
..
9
10
6
13
Ligue Football Professionnel
..
..
..
3
..
..
Lisbonense de Proprietários
34
40
48
..
8
42
Activités Immobilières
10
8
..
5
6
..
Région Autonome de Madère
..
..
9
114
110
13
Sciences Juridiques
971
956
15
..
..
..
Com. Con. Arb. Trabalho Horta
93
82
21
70
90
..
Com. C Arb Angra Heroismo
180
161
57
126
173
10
(..) Résultat nul/Protégé par le secret artistique
(-) le phénomène n’existe pas
Magistrats du siège et du parquet auprès des juridictions judiciaires du premier degré et supérieures au 31 décembre, durant les années 2003 à 2007
2003
2004
2005
2006
2007
Magistrats du siège
1.633
1.767
1.810
1.840
1.859
Hommes
957
963
956
950
936
Femmes
676
804
854
890
923
Magistrats du parquet
1.204
1.265
1.277
1.336
1.349
Hommes
637
630
620
633
616
Femmes
567
635
657
703
733
[1] Adoptée par le Comité des Ministres le 4 mars 2010 lors de la 1078e réunion des Délégués des Ministres.
[2] Le taux de variation du stock d'affaires pendantes (clearance rate), exprimé en pourcentage, est obtenu en divisant le nombre d'affaires résolues par le nombre de nouveaux litiges, multiplié par 100. Un taux de 100 % indique que la juridiction ou le système judiciaire est capable de traiter toutes les affaires reçues dans un délai donné. Un taux supérieur à 100 % montre qu'il est capable d'en résoudre davantage que celles dont il a été saisi et de réduire l'arriéré éventuel. Quand le taux est inférieur à 100 %, les nouvelles affaires reçues ne sont pas toutes traitées dans un délai donné et le nombre d'affaires en souffrance à la fin de l'année (arriéré) augmente.
[3] Les affaires pendantes correspondent aux nouvelles affaires pour lesquelles une décision n’a pas encore été prise, soit sous la forme d’un arrêt, une condamnation ou un arrêté, pris par une instance judiciaire, indépendamment du fait de savoir si une décision définitive a été prise. En tant que tel, il y a des affaires en attente de certaines mesures à accomplir par le tribunal ou d’autres entités. Il peut également y avoir, dans certain type de procédures, des affaires en attente que certain faits ont lieu ou de l’expiration de certains délais. Une affaire suspendue est, par exemple, une affaire pendante quelque soit la raison de la suspension.
[4] Clearance rate correspond au ratio entre le total du nombre d’affaires terminées par rapport au total du nombre d’affaires enregistrées. Si ce ratio est égal à 1, cela signifie que le volume d’affaires enregistrées est égal au volume des affaires terminées et que la fluctuation des affaires pendantes est nulle. Si le ratio est supérieur à 1, cela signifie que le nombre d’affaires pendantes s’est réduit. Plus l’indicateur est élevé, plus important sera la baisse des affaires pendantes au cours de cette année. Si le ratio est inférieur à 1, cela signifie que le nombre d’affaires enregistrées a été supérieur au nombre des affaires terminées et que, en conséquence, des affaires pendantes ont été générés pour l’année suivante.
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