Bundesgericht
Tribunal fédéral
Tribunale federale
Tribunal federal
2C_279/2020
Arręt du 14 avril 2020
IIe Cour de droit public
Composition
M. le Juge fédéral Seiler, Président.
Greffier: M. Tissot-Daguette.
Participants ŕ la procédure
A.________,
recourant,
contre
Service de la population du canton de Vaud.
Objet
Refus d'octroi d'une autorisation de séjour; demande de reconsidération,
recours contre l'arręt de la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud du 13 mars 2020 (PE.2020.0045).
Considérant en fait et en droit :
1.
Par arręt du 13 mars 2020, la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-aprčs: le Tribunal cantonal) a rejeté le recours que A.________, ressortissant kosovar né en 1987, avait déposé contre la décision du 22 janvier 2020 du Service de la population du canton de Vaud refusant de reconsidérer une premičre décision du 31 aoűt 2018 de cette autorité, confirmée sur recours par le Tribunal cantonal le 21 aoűt 2019, concernant le refus de l'octroi d'une autorisation de séjour pour cas individuel d'extręme gravité.
2.
Agissant par la voie du recours en matičre de droit public, A.________ demande au Tribunal fédéral de réformer l'arręt du Tribunal cantonal du 13 mars 2020 et, au moins implicitement, de lui octroyer une autorisation de séjour. Il cite ŕ ce propos les art. 30 LEI (RS 142.20) et 8 CEDH.
3.
3.1. Selon l'art. 83 let. c ch. 2 et 5 LTF, en droit des étrangers, le recours en matičre de droit public est irrecevable ŕ l'encontre des décisions qui concernent une autorisation ŕ laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit, ainsi que celles qui concernent les dérogations aux conditions d'admission.
3.2. En l'occurrence, le recourant ne saurait se prévaloir, dans le cadre d'un recours en matičre de droit public, d'une dérogation contenue ŕ l'art. 30 LEI (cf. arręts 2C_848/2019 du 11 octobre 2019 consid. 3; 2C_683/2019 du 8 aoűt 2019 consid. 3). Le recours en matičre de droit public est ainsi irrecevable ŕ ce titre.
3.3. Dans l'ATF 144 I 266, aprčs avoir rappelé la position de la Cour européenne des droits de l'homme (ci-aprčs: la CourEDH) sur le droit au respect de la vie familiale et le droit au respect de la vie privée, le Tribunal fédéral a précisé et structuré sa jurisprudence relative au droit ŕ une autorisation de séjour fondée sur l'art. 8 CEDH. Ce droit dépend fondamentalement de la durée de la résidence en Suisse de l'étranger. Lorsque celui-ci réside légalement depuis plus de dix ans en Suisse, ce qui correspond en droit suisse au délai pour obtenir une autorisation d'établissement ou la naturalisation, il y a lieu de partir de l'idée que les liens sociaux qu'il a développés avec le pays dans lequel il réside sont suffisamment étroits pour que le refus de prolonger ou la révocation de l'autorisation de rester en Suisse ne doivent ętre prononcés que pour des motifs sérieux. Lorsque la durée de la résidence est inférieure ŕ dix ans mais que l'étranger fait preuve d'une forte intégration en Suisse, le refus de prolonger ou la révocation de l'autorisation de rester en Suisse peut également porter atteinte au droit au respect de la vie privée (ATF 144 I 266 consid. 3 p. 271 ss et les références).
En l'espčce, il ressort des faits de l'arręt entrepris que le recourant a demandé une autorisation de séjour pour la premičre fois le 4 octobre 2017. Dans ces conditions, il convient de retenir qu'il n'a pas vécu légalement en Suisse plus de dix ans. On ne saurait admettre que l'addition d'années de séjour illégal, que le recourant affirme de maničre appellatoire avoir passées en Suisse, équivaut au droit d'obtenir une autorisation de séjour fondée sur l'art. 8 CEDH et par conséquent récompenser en dernier ressort une attitude contraire au droit. Le recourant ne se targue au demeurant pas d'une intégration particuličrement forte pour se prévaloir du droit ŕ une autorisation de séjour fondée sur la protection de la vie privée garantie par l'art. 8 CEDH. Le recours en matičre de droit public est par conséquent irrecevable. Seule reste ouverte la voie du recours constitutionnel subsidiaire (art. 113 ss LTF) pour violation des droits constitutionnels (art. 116 LTF).
4.
La qualité pour former un recours constitutionnel subsidiaire suppose toutefois un intéręt juridique ŕ l'annulation ou ŕ la modification de la décision attaquée (art. 115 let. b LTF). Le recourant, qui ne peut se prévaloir ni de l'art. 30 LEI, ni de l'art. 8 CEDH, n'a pas une position juridique protégée lui conférant la qualité pour agir au fond sous cet angle (ATF 133 I 185).
Męme s'il n'a pas qualité pour agir au fond, le recourant peut se plaindre par la voie du recours constitutionnel subsidiaire de la violation de ses droits de partie équivalant ŕ un déni de justice formel (cf. ATF 129 I 217 consid. 1.4 p. 222), pour autant qu'il ne s'agisse pas de moyens ne pouvant ętre séparés du fond (cf. ATF 133 I 185 consid. 6. p. 198 s. et les références). Or, le recourant ne soulčve aucun grief de ce type.
5.
Les considérants qui précčdent conduisent ŕ l'irrecevabilité manifeste du recours (art. 108 al. 1 let. a LTF) qui est prononcée selon la procédure simplifiée de l'art. 108 LTF, sans qu'il y ait lieu d'ordonner un échange d'écritures. Succombant, le recourant doit supporter les frais judiciaires (art. 66 al. 1 LTF). Il n'est pas alloué de dépens (art. 68 al. 1 et 3 LTF).
Par ces motifs, le Président prononce :
1.
Le recours est irrecevable.
2.
Les frais judiciaires, arrętés ŕ 1'000 fr., sont mis ŕ la charge du recourant.
3.
Le présent arręt est communiqué au recourant, au Service de la population et ŕ la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud, ainsi qu'au Secrétariat d'Etat aux migrations.
Lausanne, le 14 avril 2020
Au nom de la IIe Cour de droit public
du Tribunal fédéral suisse
Le Président : Seiler
Le Greffier : Tissot-Daguette