Bundesgericht
Tribunal fédéral
Tribunale federale
Tribunal federal
2C_568/2019
Arręt du 18 juin 2019
IIe Cour de droit public
Composition
M. le Juge fédéral Seiler, Président.
Greffier : M. Dubey.
Participants ŕ la procédure
1. A.A.________,
2. A.B.________,
3. A.C.________, agissant par A.A.________et A.B.________,
tous les trois représentés par Me Anne-Luce Julsaint Buonomo, avocate,
recourants,
contre
Office cantonal de la population et des migrations du canton de Genčve.
Objet
Autorisation de séjour pour cas de rigueur; irrecevabilité,
recours contre l'arręt de la Cour de justice de la République et canton de Genčve, Chambre administrative, 1čre section, du 7 mai 2019 (ATA/871/2019).
Considérant en fait et en droit :
1.
Par arręt du 7 mai 2019, la Cour de justice du canton de Genčve a rejeté le recours que A.A.________, A.B.________, et A.C.________, ressortissants brésiliens, avaient déposé contre le jugement du Tribunal administratif de premičre instance du canton de Genčve du 25 janvier 2018 déclarant irrecevable pour tardiveté le recours qu'ils avaient déposé le 19 janvier 2018 contre la décision de l'Office cantonal de la population et des migrations du canton de Genčve du 1er décembre 2017, notifiée par courrier A+, révoquant leur autorisation de séjour UE/AELE. Le courrier avait été notifié dans la case postale de la mandataire le 2 décembre 2017 et non pas le 4 décembre 2017 comme le laissait entendre cette derničre.
2.
Agissant par la voie du recours en matičre de droit public et celle subsidiaire du recours constitutionnel, les intéressés demandent au Tribunal fédéral sous suite de frais et dépens de déclarer recevable le recours interjeté le 19 janvier 2018. Ils demandent l'effet suspensif. Ils soutiennent que la loi sur la procédure administrative du canton de Genčve ne prévoit pas de forme particuličre de notification de la décision, qu'il faut tenir compte de la LEI, de LAsi et du CPP et, enfin que le jugement du 25 janvier 2018 empęche la prise en compte de leurs intéręts ŕ rester en Suisse.
3.
L'objet de la contestation porté devant le Tribunal fédéral est déterminé par l'arręt attaqué. L'objet du litige, délimité par les conclusions des parties (art. 107 al. 1 LTF), ne saurait s'étendre au-delŕ de l'objet de la contestation. Il s'ensuit que, devant le Tribunal fédéral, le litige peut ętre réduit, mais ne saurait ętre ni élargi, ni transformé par rapport ŕ ce qu'il était devant l'autorité précédente, qui l'a fixé dans le dispositif de l'arręt entrepris et qui est devenu l'objet de la contestation devant le Tribunal fédéral (ATF 142 I 155 consid. 4.4.2 p. 156 et les références citées; arręt 2C_930/2018 du 25 octobre 2018 consid. 3). La partie recourante ne peut par conséquent pas prendre des conclusions ni formuler des griefs allant au-delŕ de l'objet du litige.
En l'espčce, l'arręt attaqué n'a porté que sur l'irrecevabilité du recours déposé par les recourants devant le Tribunal administratif de premičre instance. Il ne peut par conséquent pas porter sur leur intéręt ŕ rester en Suisse.
4.
Le Tribunal fédéral ne connaît de la violation de droits fondamentaux que si un tel grief a été invoqué et motivé par le recourant ( " principe d'allégation ", art. 106 al. 2 LTF; ATF 139 I 229 consid. 2.2; ATF 137 II 305 consid. 3.3; ATF 135 III 232 consid. 1.2, ATF 135 III 397 consid. 1.4 in fine), c'est-ŕ-dire s'il a été expressément soulevé et exposé de façon claire et détaillée (ATF 135 III 232 consid. 1.2; ATF 133 II 249 consid. 1.4.2). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 140 III 264 consid. 2.3 et les références).
Les recourants exposent certes le contenu des droits garantis par les art. 9, 29 al. 2 et 30 Cst. Ils n'exposent toutefois pas conformément aux exigences accrues de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF en quoi, concrčtement, l'instance précédente aurait violé ces dispositions dans l'application du droit de procédure cantonal. En effet, leur motivation appellatoire se borne ŕ proposer l'application de lois fédérales (LAsi, LEI et CPP) en lieu et place de la loi de procédure administrative cantonale et expose leur opinion ŕ propos des doutes dont fait mention la jurisprudence en matičre de notification.
5.
Le présent recours est ainsi manifestement irrecevable (art. 108 al. 1 let. a et b LTF) et doit ętre traité selon la procédure simplifiée de l'art. 108 LTF, sans qu'il y ait lieu d'ordonner un échange d'écritures. La demande d'effet suspensif est devenue sans objet. Succombant, les recourants doivent supporter les frais de la procédure fédérale, solidairement entre eux (art. 66 al. 1 et 5 LTF). Il n'est pas alloué de dépens (art. 68 al.1 et 4 LTF).
Par ces motifs, le Président prononce :
1.
Le recours est irrecevable.
2.
Les frais judiciaires, arrętés ŕ 800 fr., sont mis ŕ la charge des recourants solidairement entre eux.
3.
Le présent arręt est communiqué ŕ la mandataire des recourants, ŕ l'Office cantonal de la population et des migrations du canton de Genčve, ŕ la Cour de justice de la République et canton de Genčve, Chambre administrative, 1čre section, ainsi qu'au Secrétariat d'Etat aux migrations.
Lausanne, le 18 juin 2019
Au nom de la IIe Cour de droit public
du Tribunal fédéral suisse
Le Président : Seiler
Le Greffier : Dubey