Bundesgericht Tribunal fédéral Tribunale federale Tribunal federal {T 0/2} 6B_379/2014 Arręt du 2 décembre 2014 Cour de droit pénal Composition M. le Juge fédéral Mathys, Président. Greffičre : Mme Gehring. Participants ŕ la procédure 1. X.________, 2. Y.________, recourants, contre Ministčre public de l'Etat de Fribourg, intimé. Objet Ordonnances de non-entrée en matičre, irrecevabilité formelle du recours en matičre pénale au Tribunal fédéral, motivation insuffisante, recours contre l'arręt du Tribunal cantonal de l'Etat de Fribourg, Chambre pénale, du 17 mars 2014 (procédures 502 2013 269 et 270). Considérant en fait et en droit : 1. Par arręt du 17 mars 2014, la Chambre pénale du Tribunal cantonal de l'Etat de Fribourg a rejeté dans la mesure oů ils étaient recevables, les recours de X.________ et Y.________ contre les ordonnances de non-entrée en matičre rendues le 11 décembre 2013 sur leurs plaintes du 14 novembre 2013 contre A.________. 2. X.________ et Y.________ interjettent un recours en matičre pénale au Tribunal fédéral contre l'arręt cantonal dont ils réclament l'annulation. 3. Les recourants reprochent ŕ la Chambre pénale d'avoir statué sur leurs recours cantonaux alors qu'ils les auraient prétendument retirés par lettre datée du 24 décembre 2013. 3.1. Le Tribunal fédéral statue en principe sur la base des faits établis par l'autorité précédente (art. 105 al. 1 LTF), sous réserve des cas prévus ŕ l'art. 105 al. 2 LTF. Le recourant ne peut critiquer la constatation de faits importants pour le jugement de la cause que si ceux-ci ont été établis en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF ou de maničre manifestement inexacte (art. 97 al. 1 LTF), c'est-ŕ-dire arbitraire, et si la correction du vice est susceptible d'influer sur le sort de la cause. La violation peut consister en un état de fait incomplet, car l'autorité précédente viole le droit matériel en n'établissant pas tous les faits pertinents pour l'application de celui-ci. L'appréciation des preuves est arbitraire lorsqu'elle est manifestement insoutenable, en contradiction avec le dossier, ou contraire au sens de la justice et de l'équité ou lorsque l'autorité ne tient pas compte, sans raison sérieuse, d'un élément propre ŕ modifier la décision, se trompe sur le sens et la portée de celui-ci ou, se fondant sur les éléments recueillis, en tire des constatations insoutenables (ATF 134 V 53 consid. 4.3 p. 62 et les références). Il appartient au recourant de démontrer le caractčre arbitraire par une argumentation motivée de maničre précise répondant aux exigences de l'art. 42 al. 2 LTF et en particulier 106 al. 2 LTF (ATF 137 I 58 consid. 4.1.2 p. 62). 3.2. Les recourants déclarent avoir retiré leurs plaintes et leurs recours par lettre du 24 décembre 2013 et joignent copie de celle-ci au recours fédéral. Ce faisant, ils ne se réfčrent pas ŕ une pičce du dossier dont la Chambre cantonale aurait ignoré l'existence, la lettre du 24 décembre 2013 n'y figurant qu'en tant qu'annexe au recours fédéral. Ils n'invoquent aucun document susceptible d'établir l'envoi des prétendus retraits, ainsi que la réception de ceux-ci par le Tribunal cantonal. Cela étant, ils ne démontrent pas en quoi l'autorité précédente aurait omis de prendre en compte des pičces essentielles figurant aux dossiers et procédé ainsi ŕ une constatation des faits et une appréciation des preuves arbitraires. Ils se contentent d'opposer une version divergente des faits ŕ celles retenues par la juridiction cantonale. Pareille motivation est appellatoire et par conséquent irrecevable, de sorte que le recours, qui ainsi ne satisfait pas aux exigences de motivation, peut ętre écarté en application de l'art. 108 al. 1 let. b LTF. 4. Les recourants, qui succombent, devront supporter les frais judiciaires (art. 66 al. 1 LTF), réduits pour tenir compte de leur situation financičre. Par ces motifs, le Président prononce : 1. Le recours est irrecevable. 2. Les frais judiciaires, arrętés ŕ 500 fr., sont mis ŕ la charge des recourants, solidairement entre eux. 3. Le présent arręt est communiqué aux parties et au Tribunal cantonal de l'Etat de Fribourg, Chambre pénale. Lausanne, le 2 décembre 2014 Au nom de la Cour de droit pénal du Tribunal fédéral suisse Le Président : Mathys La Greffičre : Gehring