Bundesgericht Tribunal fédéral Tribunale federale Tribunal federal {T 0/2} 6F_24/2013 Arręt du 6 février 2014 Cour de droit pénal Composition MM. et Mme les Juges fédéraux Mathys, Président, Schneider et Jacquemoud-Rossari. Greffičre: Mme Gehring. Participants ŕ la procédure X.________, requérant, contre 1. Ministčre public central du canton de Vaud, avenue de Longemalle 1, 1020 Renens VD, 2. D.________, représenté par Me Marcel Heider, avocat, 3. E.________, représentée par Me Michčle Meylan, avocate, 4. A.________, agissant par son curateur d'absence, Me Christophe Misteli, avocat, 5. F.________, administrateur officiel de la succession de B.________, représenté par Me Nicolas Gillard, avocat, intimés. Objet Révision de l'arręt du Tribunal fédéral suisse 6B_731/2013 du 28 novembre 2013. Considérant en fait et en droit: 1. Par arręt 6B_731/2013 du 28 novembre 2013, le Tribunal fédéral a rejeté, en tant que recevable, le recours de X.________ contre le jugement de la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud du 24 mai 2013. Se prévalant du motif prévu ŕ l'art. 121 let. d LTF, X.________ demande la révision de l'arręt du Tribunal fédéral. Dans ce contexte, il requiert le bénéfice de l'assistance judiciaire. Aux termes de l'art. 121 let. d LTF, la révision d'un arręt du Tribunal fédéral peut ętre demandée notamment si, par inadvertance, le tribunal n'a pas pris en considération des faits pertinents qui ressortent du dossier. Ce motif de révision correspond ŕ celui qui, jusqu'ŕ l'entrée en vigueur le 1er janvier 2007 de la LTF, était prévu ŕ l'art. 136 let. d de l'ancienne loi d'organisation judiciaire (OJ). On peut continuer ŕ se référer ŕ la jurisprudence relative ŕ cette disposition (arręt 1F_16/2008 du 11 aoűt 2008 consid. 3, in SJ 2008 I p. 465, consid. 3 p. 466 et les références citées). L'inadvertance au sens de l'art. 121 let. d LTF suppose que le juge ait omis de prendre en considération une pičce déterminée, versée au dossier, ou l'ait mal lue, s'écartant par mégarde de sa teneur exacte. Elle se distingue de la fausse appréciation soit des preuves administrées devant le Tribunal fédéral, soit de la portée juridique des faits établis. La révision n'est pas possible lorsque c'est sciemment que le juge a refusé de tenir compte d'un certain fait, parce qu'il le tenait pour non décisif. Un tel refus relčve en effet du droit (cf. ATF 122 II 17 consid. 3 p. 18 et les références). Le requérant invoque une interview télévisée du Juge d'instruction G.________ et l'avis d'expert en médecine légale de H.________ afin de soutenir, en substance, que les deux empreintes - l'une de main et l'autre de chaussure - décelées sur le pull de l'une des victimes attesteraient la présence de sang frais sur les lieux du crime en date du 4 janvier 2006. Il en déduit que le drame se serait noué entre les 30 et 31 décembre 2005 et non le 24 décembre 2005, comme retenu. Partant, il reproche au Tribunal fédéral d'avoir ignoré les considérations du professeur H.________ selon lesquelles les décčs avaient pu survenir entre les 24 et 31 décembre 2005, nonobstant l'altération des corps. Le requérant se prévaut également du fait que diverses mesures, en particulier de température, ont été effectuées sur les corps au moment de leur découverte, de sorte que le liquide de putréfaction ne constitue pas le seul critčre permettant d'établir le jour des événements. Comme le requérant le souligne également, il a soulevé les męmes questions dans sa requęte de révision du 11 mars 2013 ainsi que dans son recours du 2 aoűt 2013 (requęte p. 8), et le Tribunal fédéral s'est déjŕ prononcé ŕ leur propos dans l'arręt sujet ŕ révision (cf. p. 8 § 3). Aussi est-ce sciemment que ce dernier n'a pas suivi les considérations du requérant qu'il ne tenait pas pour décisives. La requęte de révision se révčle par conséquent mal fondée. 2. Comme les conclusions du requérant étaient manifestement dénuées de chance de succčs, il doit ętre débouté de sa demande de dispense de frais (art. 62 al. 1 et 64 al. 1 LTF, a contrario) et supporter les frais de justice, réduits ŕ 800 fr. en regard de sa situation financičre. Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce: 1. La demande de révision est rejetée. 2. La demande d'assistance judiciaire est rejetée. 3. Les frais judiciaires, arrętés ŕ 800 fr., sont mis ŕ la charge du requérant. 4. Le présent arręt est communiqué aux parties et ŕ la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud. Lausanne, le 6 février 2014 Au nom de la Cour de droit pénal du Tribunal fédéral suisse Le Président: Mathys La Greffičre: Gehring