Résolution CM/ResDH(2012)157[1]
Hovanesian contre Bulgarie
Exécution de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme
(Requête no 31814/03, arrêt du 21 décembre 2010, définitif le 21 mars 2011)
Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit qu’il surveille l’exécution des arrêts définitifs de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après nommées « la Convention » et « la Cour »),
Vu l’arrêt définitif, qui a été transmis par la Cour au Comité dans l’affaire ci-dessus et la violation constatée (voir document DH-DD(2012)920E)[2] ;
Rappelant l’obligation de l’Etat défendeur, en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention, de se conformer aux arrêts définitifs dans les litiges auxquels il est partie et que cette obligation implique, outre le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour, l’adoption par les autorités de l’Etat défendeur, si nécessaire :
- de mesures individuelles pour mettre fin aux violations constatées et en effacer les conséquences, dans la mesure du possible par restitutio in intergrum ; et
- de mesures générales permettant de prévenir des violations semblables ;
Ayant invité le gouvernement de l’Etat défendeur à informer le Comité des mesures prises pour se conformer aux obligations susmentionnées ;
Ayant examiné le bilan d’action fourni par le Gouvernement indiquant les mesures adoptées afin d’exécuter l’arrêt y compris les informations fournies en ce qui concerne le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour (voir document DH-DD(2012)920E) ;
S’étant assuré que toutes les mesures requises par l’article 46§1 ont été adoptées ;
DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention dans cette affaire et
DECIDE d’en clore l’examen.
Action report
Case of Hovanesian v. Bulgaria, application no. 31814/03,
judgment of 21 December 2010, final on 21 March 2011
The case concerns a violation of the applicant’s right to have the free assistance of an interpreter on account of having been ordered by the domestic courts to reimburse interpreter fees incurred in criminal proceedings against him which started in 1999 (violation of Article 6 § 3(e)).
1) INDIVIDUAL MEASURES
Under Article 41 of the Convention, the European Court awarded the applicant the amounts he had paid for interpreter fees in the domestic proceedings, plus costs and expenses. The Government has paid these sums on 21/12/2011. On the other hand, the Court concluded that the finding of a violation constituted sufficient satisfaction in respect of the moral damages suffered.
The Government is of the view that no further individual measures are necessary to erase the consequences of the violation of the applicant’s rights.
2) GENERAL MEASURES
The violation in the present case occurred as a result of the application of the Code of Criminal Procedure of 1974, which has subsequently been superseded by a new Code. The European Court noted also that there had been certain incoherence in the manner in which the Supreme Court of Cassation had applied the relevant domestic provisions (§ 50 of the judgment).
The new Code of Criminal Procedure, in force since 2006, expressly exempts convicted person from any interpreter fees incurred during the criminal proceedings (see Article 189 § 2). The domestic courts apply this provision in line with the requirements of the Convention.
The Government is of the view that the problem giving rise to the present violation has been solved and that there is no need of further general measures.
[1] Adoptée par le Comité des Ministres le 6 décembre 2012 lors de la 1157e réunion des Délégués des Ministres.
[2] En anglais uniquement
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