Résolution CM/ResDH(2023)350
Exécution de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme
Omorefe contre Espagne
(adoptée par le Comité des Ministres le 8 novembre 2023,
lors de la 1480e réunion des Délégués des Ministres)
Requête no
Affaire
Arrêt du
Définitif le
69339/16
OMOREFE
23/06/2020
23/09/2020
Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit que le Comité surveille l’exécution des arrêts définitifs de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après nommées « la Convention » et « la Cour »),
Vu l’arrêt définitif transmis par la Cour au Comité dans cette affaire et la violation de l’article 8 de la Convention constatée en raison des défaillances dans le processus décisionnel ayant privé la requérante, une ressortissante étrangère en difficulté, de tout contact avec son enfant, placé en famille d’accueil à sa demande puis adopté, sans son consentement, six ans plus tard ;
Rappelant l’obligation de l’État défendeur, en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention, de se conformer aux arrêts définitifs dans les litiges auxquels il est partie et que cette obligation implique, outre le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour, l’adoption par les autorités de l’État défendeur, si nécessaire :
- de mesures individuelles pour mettre fin aux violations constatées et en effacer les conséquences, dans la mesure du possible par restitutio in integrum ; et
- de mesures générales permettant de prévenir des violations semblables ;
Ayant invité le gouvernement de l’État défendeur à informer le Comité des mesures prises pour se conformer à l’obligation susmentionnée ;
Ayant examiné le bilan d’action fourni par le gouvernement indiquant les mesures individuelles adoptées afin d’exécuter l’arrêt, et notant qu’aucune satisfaction équitable n’a été octroyée par la Cour dans cette affaire (voir document DH-DD(2022)983) ;
Considérant que la question des mesures individuelles a été réglée, étant donné que les autorités ont réexaminé, dans un bref délai, la situation de la requérante et de son fils mineur, à la lumière de l’arrêt de la Cour et de la décision de justice interne pertinente, et qu’elles ont pris des mesures appropriées pour rétablir des contacts entre eux, en tenant compte de la situation et de l’intérêt supérieur de l’enfant ;
Rappelant que la question des mesures générales requises en réponse aux défaillances constatées par la Cour dans cet arrêt continue d’être examinée, également à la lumière des constats de la Cour dans cette affaire, dans le cadre de l’affaire Haddad c. Espagne (no 16572/17) et que la clôture de cette affaire ne préjuge en rien de l’évaluation par le Comité des mesures générales portant requises ;
DÉCLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention dans cette affaire ;
CONCLUT que les mesures individuelles nécessaires ont été adoptées ;
DÉCIDE de poursuivre l’examen de l’adoption des mesures générales nécessaires concernant les garanties relatives au placement d’enfants en accueil pré-adoptif et les droits de contact de leurs parents biologiques dans l’affaire Haddad c. Espagne (no 16572/17) ;
DÉCIDE de clore l’examen de cette affaire.
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