DEUXIÈME SECTION
DÉCISION FINALE
Requête no 2674/05
présentée par Mehmet Şafi AKSOY
contre la Turquie
La Cour européenne des droits de l'homme (deuxième section), siégeant le 9 février 2010 en une chambre composée de :
Françoise Tulkens, présidente,
Ireneu Cabral Barreto,
Vladimiro Zagrebelsky,
Danutė Jočienė,
András Sajó,
Nona Tsotsoria,
Işıl Karakaş, juges,
et de Sally Dollé, greffière de section,
Vu la requête susmentionnée introduite le 9 novembre 2004,
Vu la décision partielle du 23 septembre 2008,
Après en avoir délibéré, rend la décision suivante :
PROCEDURE
La requête a été introduite par M. Mehmet Şafi Aksoy, un ressortissant turc, né en 1940 et résidant à Silvan. Il est représenté devant la Cour par Me C. Batmanlı, avocat à Diyarbakır. Le gouvernement turc est représenté par son agent.
Les griefs du requérant tirés de la durée d'une procédure portant sur des questions d'indemnisation dans le cadre d'une expropriation (article 6 § 1 de la Convention) ont été communiqués au gouvernement qui a transmis ses observations sur la recevabilité et le bien-fondé de ceux-ci. Ces observations ont été adressées au requérant qui a été invité à présenter les siennes. La lettre du greffe est demeurée sans réponse.
Par une lettre recommandée avec accusé de réception du 13 juillet 2009, sur le fondement de l'article 37 § 1 a) de la Convention, la Cour a attiré l'attention du requérant sur le fait que le délai qui lui était imparti pour la présentation de ses observations était échu et qu'il n'en avait pas sollicité la prolongation. Elle a en outre précisé qu'aux termes de ce même article, elle pouvait rayer une requête du rôle lorsque, comme en l'espèce, les circonstances donnent à penser que le requérant n'entend pas maintenir celle-ci. La lettre est bien parvenue au requérant qui n'y a pas répondu.
EN DROIT
A la lumière de ce qui précède, la Cour conclut que le requérant n'entend plus maintenir sa requête (article 37 § 1 a) de la Convention). En l'absence de circonstances particulières touchant au respect des droits garantis par la Convention ou ses Protocoles, la Cour considère qu'il ne se justifie plus de poursuivre l'examen de la requête, au sens de l'article 37 § 1 de la Convention.
Il y a donc lieu de rayer l'affaire du rôle.
Par ces motifs, la Cour, à l'unanimité,
Décide de rayer la requête du rôle.
Sally DolléFrançoise Tulkens
GreffièrePrésidente
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