DEUXIÈME SECTION
DÉCISION
Requête no 3714/05
présentée par Lütfiye ASLAN et autres
contre la Turquie
La Cour européenne des droits de l'homme (deuxième section), siégeant le 9 février 2010 en une chambre composée de :
Françoise Tulkens, présidente,
Ireneu Cabral Barreto,
Vladimiro Zagrebelsky,
Danutė Jočienė,
Dragoljub Popović,
András Sajó,
Işıl Karakaş, juges,
et de Sally Dollé, greffière de section,
Vu la requête susmentionnée introduite le 20 décembre 2004,
Après en avoir délibéré, rend la décision suivante :
PROCÉDURE
La requête a été introduite par Mme Lütfiye Aslan, Me Hüseyin Demir, Me Kadir Gündüz et Me Müslüm Gündüz, des ressortissants turcs, nés respectivement en 1954, 1944, 1952 et 1944 et résidant à Nizip, Gaziantep. Ils sont représentés devant la Cour par Me M.Ş. Yıldız, avocat à Gaziantep. Le gouvernement turc est représenté par son agent.
Les griefs des requérants tirés du retard de l'administration dans l'exécution des décisions judiciaires (article 6 § 1 de la Convention) ainsi que de l'insuffisance des intérêts moratoires par rapport au taux d'inflation (article 1 du Protocole no 1) ont été communiqués au gouvernement qui a transmis ses observations sur la recevabilité et le bien-fondé de ceux-ci. Ces observations ont été adressées aux requérants qui ont été invités à présenter les leurs. La lettre du greffe est demeurée sans réponse.
Par une lettre recommandée avec accusé de réception du 20 juillet 2009, sur le fondement de l'article 37 § 1 a) de la Convention, la Cour a attiré l'attention des requérants sur le fait que le délai qui leur était imparti pour la présentation de leurs observations était échu et qu'ils n'en avaient pas sollicité la prolongation. Elle a en outre précisé qu'aux termes de ce même article, elle pouvait rayer une requête du rôle lorsque, comme en l'espèce, les circonstances donnent à penser qu'un requérant n'entend pas maintenir celle-ci. La lettre est bien parvenue aux requérants qui n'y ont pas répondu.
EN DROIT
A la lumière de ce qui précède, la Cour conclut que les requérants n'entendent plus maintenir leurs requêtes (article 37 § 1 a) de la Convention). En l'absence de circonstances particulières touchant au respect des droits garantis par la Convention ou ses Protocoles, la Cour considère qu'il ne se justifie plus de poursuivre l'examen de la requête, au sens de l'article 37 § 1 de la Convention.
Il y a donc lieu de rayer l'affaire du rôle.
Par ces motifs, la Cour, à l'unanimité,
Décide de rayer la requête du rôle.
Sally DolléFrançoise Tulkens
GreffièrePrésidente
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