B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t
T r i b u n a l ad m i n i s t r a t i f f éd é r a l
T r i b u n a l e am m in i s t r a t i vo f e d e r a l e
T r i b u n a l ad m i n i s t r a t i v fe d e r a l
Cour IV
D-2314/2013
A r r ê t d u 1 e r m a i 2 0 1 3
Composition
Gérald Bovier, juge unique,
avec l'approbation d'Emilia Antonioni, juge ;
Alexandre Dafflon, greffier.
Parties
A._______, né le (…),
Maroc,
représenté par (…),
recourant,
contre
Office fédéral des migrations (ODM),
Quellenweg 6, 3003 Berne,
autorité inférieure.
Objet
Asile (non-entrée en matière) et renvoi (Dublin) ;
décision de l'ODM du 15 avril 2013 / N (…).
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Vu
la demande d'asile déposée en Suisse par A._______ en date du 8 mars
2013,
la décision du 15 avril 2013, notifiée le 17 suivant, par laquelle l'ODM, en
application de l'art. 34 al. 2 let. d de la loi du 26 juin 1998 sur l'asile (LAsi,
RS 142.31), n'est pas entré en matière sur la demande d'asile du requé-
rant, a prononcé son transfert en Autriche et a ordonné l'exécution de cet-
te mesure, constatant l'absence d'effet suspensif à un éventuel recours
contre cette décision,
le recours du 23 avril 2013 formé en temps utile contre cette décision,
les demandes d'exemption du paiement d'une avance de frais et d'octroi
de l'effet suspensif dont il était assorti,
la réception du dossier de première instance par le Tribunal administratif
fédéral (le Tribunal), le 26 avril 2013,
et considérant
que le Tribunal, en vertu de l'art. 31 de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribu-
nal administratif fédéral (LTAF, RS 173.32), connaît des recours contre les
décisions au sens de l'art. 5 de la loi fédérale du 20 décembre 1968 sur la
procédure administrative (PA, RS 172.021) prises par les autorités men-
tionnées à l'art. 33 LTAF,
qu'en particulier, les décisions rendues par l’ODM concernant l’asile peu-
vent être contestées devant le Tribunal, lequel statue alors définitivement,
sauf demande d'extradition déposée par l'Etat dont le requérant cherche
à se protéger (art. 33 let. d LTAF, applicable par renvoi de l'art. 105 LAsi,
et art. 83 let. d ch. 1 de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005
[LTF, RS 173.110]), exception non réalisée en l'espèce,
que l'intéressé a qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA, applicable par ren-
voi de l'art. 37 LTAF),
que le recours, interjeté dans la forme (art. 52 PA) et le délai (art. 108
al. 2 LAsi) prescrits par la loi, est recevable,
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que, saisi d'un recours contre une décision de non-entrée en matière sur
une demande d'asile, le Tribunal se limite à examiner le bien-fondé d'une
telle décision (cf. ATAF 2010/45 consid. 8.2.3 et 10, ATAF 2011/9
consid. 5 ; ULRICH MEYER/ISABEL VON ZWEHL, L'objet du litige en procédu-
re de droit administratif fédéral, in : Mélanges en l'honneur de Pierre
Moor, Berne 2005 p. 435 ss),
que, partant, les conclusions du recours tendant à la reconnaissance de
la qualité de réfugié et à l'octroi de l'asile, subsidiairement à l'admission
provisoire, sont irrecevables,
que, dans le cas d'espèce, il y a lieu de déterminer si l'ODM était fondé à
faire application de l'art. 34 al. 2 let. d LAsi, disposition en vertu de laquel-
le l'office fédéral n'entre pas en matière sur une demande d'asile lorsque
le requérant peut se rendre dans un Etat tiers compétent, en vertu d'un
accord international, pour mener la procédure d'asile et de renvoi,
que dans son recours, l'intéressé a invoqué, sur le plan formel, une viola-
tion de son droit d'être entendu, dans la mesure où, au cours de son audi-
tion du 20 mars 2013, il n'était pas accompagné de sa mandataire actuel-
le désignée par le canton de (…) en qualité de personne de confiance,
que selon une jurisprudence récente du Tribunal (cf. ATAF 2011/23 con-
sid. 5.3 et 5.4), les dispositions de procédure particulières de l'art. 17 al. 3
LAsi pour la protection des mineurs non accompagnés, sont également
applicables aux procédures Dublin ; que dans le cadre de dites procé-
dures, l'audition sommaire au centre d'enregistrement et de procédure
(CEP) est, selon la pratique actuelle, l'acte de procédure déterminant, au
cours duquel il est procédé à l'établissement des faits pertinents quant à
une éventuelle compétence d'un Etat tiers pour le traitement de la de-
mande d'asile selon les critères du règlement Dublin II, et quant à d'éven-
tuels obstacles au transfert ou à des motifs de traiter la demande en
Suisse ; qu'il convient, à ce moment, de désigner une personne de con-
fiance au sens de l'art. 17 al. 3 LAsi ; qu'une telle désignation ne peut tou-
tefois intervenir qu'après avoir déterminé si le requérant est un mineur
non accompagné et si une procédure Dublin entre en ligne de compte ;
qu'en pareil cas, si l'audition sommaire a déjà eu lieu, en l'absence d'une
personne de confiance, l'ODM doit organiser une nouvelle audition, en
présence cette fois d'une personne de confiance,
qu'in casu, force est de constater que l'intéressé a été reconnu comme un
mineur non accompagné par l'ODM dès son arrivée en Suisse,
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qu'une personne de confiance lui a été commise lors de son séjour au
CEP à (…),
que cette personne a été régulièrement convoquée à l'audition sommaire,
que l'audition du 20 mars 2013 a eu lieu en sa présence (cf. la confirma-
tion par le requérant lui-même en page 1 du pv de l'audition)
que l'intéressé a dès lors été auditionné en l'espèce conformément aux
prescrits de l'art. 17 al. 3 LAsi et de la jurisprudence,
qu'il n'existe pas en soi de droit pour un requérant d'asile mineur non ac-
compagné d'être à nouveau entendu, si dans la suite de la procédure une
nouvelle personne de confiance lui est désignée, notamment lors de son
attribution à un canton,
qu'il fait encore valoir ne pas avoir pu exprimer l'ensemble de ses motifs
s'opposant à son transfert en Autriche lors de l'audition sommaire,
que toutefois force est de constater qu'il a été expressément interrogé à
ce propos (cf. chiffre 8.01 p. 6 du pv),
qu'il a ensuite indiqué n'avoir pas d'autre remarque à formuler (cf. chiffre
9.01 p. 7 du pv),
qu'il n'a pas non plus au stade du recours été en mesure d'étayer plus
avant et de manière concrète ce qui s'opposerait à un transfert en Au-
triche, où il n'aurait au demeurant séjourné que durant 5 jours,
que, partant, son droit d'être entendu n'a pas été violé et le recours doit
être rejeté en relation avec les griefs formels soulevés,
que, selon l'art. 29a al. 1 de l'ordonnance 1 du 11 août 1999 sur l'asile re-
lative à la procédure [OA 1, RS 142.311]), et en application de l'Accord du
26 octobre 2004 entre la Confédération suisse et la Communauté euro-
péenne relatif aux critères et aux mécanismes permettant de déterminer
l'Etat responsable de l'examen d'une demande d'asile introduite dans un
Etat membre ou en Suisse (AAD, RS 0.142.392.68), l'ODM – avant de
faire application de la disposition précitée – examine la compétence rela-
tive au traitement d'une demande d'asile selon les critères fixés dans le
règlement (CE) n° 343/2003 du Conseil du 18 février 2003 établissant les
critères et mécanismes de détermination de l'Etat membre responsable
de l'examen d'une demande d'asile présentée dans l'un des Etats mem-
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bres par un ressortissant d'un pays tiers (Journal officiel des Communau-
tés Européennes [JO] L50/1 du 25.2.2003 ; ci-après : règlement Dublin II)
(cf. ATAF 2010/45 consid. 3.2),
que, s'il ressort de cet examen qu'un autre Etat est responsable du trai-
tement de la demande d'asile, l'ODM rend une décision de non-entrée en
matière après que l'Etat requis a accepté la prise ou la reprise en charge
du requérant d'asile (art. 29a al. 2 OA1) ; que cet office peut, pour des
raisons humanitaires, également traiter la demande lorsqu'il ressort de
l'examen qu'un autre Etat est compétent (art. 29a al. 3 OA1),
qu'aux termes de l'art. 3 par. 1 du règlement Dublin II, une demande
d'asile est examinée par un seul Etat membre, celui-ci étant déterminé à
l'aide des critères fixés à son chapitre III,
que ces critères de détermination de l'Etat responsable du traitement de
la demande d'asile sont au nombre de onze et sont répartis en quatre
grandes catégories de liens (familiaux, administratifs, matériels et de
fait) ; qu'en plus de ces quatre catégories, le règlement Dublin II prévoit
une série de situations humanitaires à prendre en compte ; que chaque
critère de détermination de l'Etat responsable n'a vocation à s'appliquer
que si le critère qui le précède dans le règlement est inopérant dans la si-
tuation en question (principe de l'application hiérarchique des critères du
règlement ; art. 5 du règlement Dublin II),
qu'en vertu de l'art. 16 par. 1 du règlement Dublin II, l'Etat membre res-
ponsable de l'examen d'une demande d'asile en vertu dudit règlement est
tenu de prendre en charge – dans les conditions prévues aux art. 17 à 19
– le demandeur d'asile qui a introduit une demande dans un autre Etat
membre (point a), ou de reprendre en charge – dans les conditions pré-
vues à l'art. 20 – le demandeur d'asile dont la demande est en cours
d'examen et qui se trouve, sans en avoir reçu la permission, sur le territoi-
re d'un autre Etat membre (point c), le demandeur d'asile qui a retiré sa
demande en cours d'examen et qui a formulé une demande d'asile dans
un autre Etat membre (point d), ou encore le ressortissant d'un pays tiers
dont il a rejeté la demande et qui se trouve, sans en avoir reçu la permis-
sion, sur le territoire d'un autre Etat membre (point e),
que cette obligation cesse si le ressortissant d'un pays tiers a quitté le ter-
ritoire des Etats membres pendant une durée d'au moins trois mois, à
moins qu'il ne soit titulaire d'un titre de séjour en cours de validité délivré
par l'Etat membre responsable (art. 16 par. 3 du règlement Dublin II),
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qu'en dérogation aux critères de compétence définis ci-dessus, chaque
Etat membre a la possibilité d'examiner la demande d'asile de la person-
ne concernée (cf. la clause de souveraineté prévue à l'art. 3 par. 2 du rè-
glement Dublin II, ainsi que la clause humanitaire prévue à l'art. 15 ;
cf. également l'art. 29a al. 3 OA 1),
qu'en l'occurrence, les investigations entreprises par l'ODM ont révélé,
après consultation de l'unité centrale du système européen "Eurodac",
que l'intéressé, avant de venir en Suisse, avait déposé une demande
d'asile en Autriche, le 28 février 2013,
qu'en date du 11 avril 2013, l'ODM a soumis aux autorités autrichiennes
une requête aux fins de reprise en charge de l'intéressé, fondée sur l'art.
16 par. 1 point c du règlement Dublin II,
que le 12 avril 2013, ces autorités ont expressément accepté de repren-
dre en charge l'intéressé, en application de l'art. 16 par. 1 point e du rè-
glement Dublin II,
que l'Autriche a ainsi reconnu sa compétence pour traiter la demande
d'asile de l'intéressé,
que l'intéressé n'a pas contesté cette compétence, qui est ainsi donnée,
qu'il s'est opposé toutefois à un transfert en Autriche, faisant valoir en
substance qu'aucune prise en charge spécifique pour un mineur n'y a été
mise en place à son égard lors de son séjour et que son transfert y serait
contraire à l'art. 3 CEDH, eu égard à sa minorité, à la fragilité psychologi-
que qu'il présente et aux conditions de vie difficiles vécues en Autriche,
qu'il a ainsi implicitement sollicité l'application de la clause de souveraine-
té prévue par l'art. 3 par. 2 du règlement Dublin II,
que la Suisse est tenue d'appliquer cette clause de souveraineté lorsque
le transfert envisagé viole des obligations de droit international public, en
particulier des normes impératives du droit international général, dont le
principe du non-refoulement et l'interdiction de la torture (cf. ATAF
2010/45 consid. 7.2 et réf. cit.),
que l'Autriche, comme tous les autres Etats liés par l'AAD, est signataire
de la CEDH, de la Convention du 10 décembre 1984 contre la torture et
autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants
(Conv. torture, RS 0.105), de la Convention du 28 juillet 1951 relative au
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statut des réfugiés (Conv. réfugiés, RS 0.142.30) ainsi que du Protocole
additionnel du 31 janvier 1967 (Prot., RS 0.142.301) et, à ce titre, en ap-
plique les dispositions,
que, dans ces conditions, cet Etat est présumé respecter la sécurité des
demandeurs d'asile, en particulier leur droit portant sur l'examen selon
une procédure juste et équitable de leur demande, et leur garantir une
protection conforme au droit international et au droit européen
(cf. directive n° 2005/85/CE du Conseil du 1er décembre 2005 relative à
des normes minimales concernant la procédure d'octroi et de retrait du
statut de réfugié dans les Etats membres [JO L 326/13 du 13.12.2005, ci-
après : directive "Procédure"] ; directive n° 2003/9/CE du Conseil du
27 janvier 2003 relative à des normes minimales pour l'accueil des de-
mandeurs d'asile dans les Etats membres [JO L 31/18 du 6.2.2003, ci-
après : directive "Accueil"]),
que cette présomption de sécurité n'est certes pas absolue,
qu'elle doit être écartée d'office en présence, dans l'Etat de destination du
transfert, d'une pratique avérée de violation systématique des normes
minimales de l'Union européenne, ou en présence d'indices sérieux que,
dans le cas concret, les autorités de cet Etat ne respecteraient pas le
droit international (cf. ATAF 2010/45 consid. 7.4 et 7.5 ; cf. également ar-
rêts de la CourEDH M.S.S. c. Autriche et Grèce du 21 janvier 2011, re-
quête n° 30696/09, §§ 341 ss, R.U. c. Grèce du 7 juin 2011, requête
n° 2237/08, §§ 74 ss ; arrêt de la Cour de Justice de l'Union européenne
[CJUE] du 21 décembre 2011, C-411/10 et C-493/10),
qu'à la différence de la situation prévalant en Grèce, on ne saurait consi-
dérer, à propos de l'Autriche, qu'il appert au grand jour – de positions ré-
pétées et concordantes du Haut Commissariat des Nations Unies pour
les réfugiés (HCR), du Commissaire des droits de l'homme du Conseil de
l'Europe, ainsi que de nombreuses organisations internationales non
gouvernementales – que la législation autrichienne sur le droit d'asile n'y
est pas appliquée, ni que la procédure d'asile y est caractérisée par des
défaillances structurelles d'une ampleur telle que les demandeurs d'asile
n'ont pas de chance de voir leur demande sérieusement examinée par
les autorités autrichiennes, ni qu'ils ne disposent pas d'un recours effectif,
ni qu'ils ne sont pas protégés in fine contre un renvoi arbitraire vers leur
pays d'origine (cf. arrêt précité M.S.S. c. Autriche et Grèce) ; que, dans
ces conditions, il n'y a pas de raison sérieuse de douter que l'Autriche
respecte la directive "Procédure",
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que, dans le cas particulier, le recourant n'a pas démontré l'existence d'un
risque concret que les autorités autrichiennes le renverraient dans son
pays, en violation de la directive "Procédure", en particulier que l'Autriche
ne respecterait pas le principe du non-refoulement, et donc faillirait à ses
obligations internationales en le renvoyant dans un pays où sa vie, son
intégrité corporelle ou sa liberté seraient sérieusement menacées, ou en-
core d'où il risquerait d'être astreint à se rendre dans un tel pays,
qu'il n'a pas non plus apporté d'indices objectifs, concrets et sérieux qu'il
serait lui-même privé durablement de tout accès aux conditions matériel-
les minimales d'accueil prévues par la directive "Accueil",
qu'il n'a en particulier nullement étayé ses propos selon lesquels il n'aurait
obtenu aucun encadrement spécifique dans ce pays,
que ses propos se limitent à de simples affirmations, rien n'indiquant que
s'il sollicitait un encadrement adéquat, un tel encadrement lui serait refu-
sé par les autorités autrichiennes,
que, cela étant, il lui appartiendra de requérir des autorités autrichiennes
compétentes une protection spécifique due à sa minorité,
que l'Autriche a été expressément rendue attentive lors de la demande de
reprise en charge que l'intéressé s'était déclaré mineur non accompagné
en Suisse,
que s'agissant de sa fragilité psychologique alléguée, on relèvera que ces
problèmes ne constituent que de simples affirmations nullement étayées
et que l'intéressé n'a pas fait valoir qu'il ne serait pas en mesure de voya-
ger ou qu'un transport représenterait un danger concret pour sa santé ;
qu'en outre, rien ne permet de penser que l'Autriche refuserait ou renon-
cerait à une éventuelle prise en charge médicale adéquate dans le cas du
recourant ; que ce pays dispose par ailleurs de structures médicales simi-
laires à celles existant en Suisse,
qu'en définitive, le recourant n'a pas fourni d'indices personnels, concrets
et sérieux que ses conditions d'existence en Autriche atteindraient, en cas
de transfert dans ce pays, un tel degré de pénibilité et de gravité qu'elles
seraient constitutives d'un traitement contraire à l'art. 3 CEDH,
qu'au demeurant, si – après son retour en Autriche – il devait être
contraint par les circonstances à mener une existence non conforme à la
dignité humaine, ou s'il devait estimer que ce pays viole ses obligations
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d'assistance à son encontre, ou de toute autre manière porte atteinte à
ses droits fondamentaux, il lui appartiendrait de faire valoir ses droits di-
rectement auprès des autorités autrichiennes et, le cas échéant, auprès
de la Cour EDH, en usant des voies de droit adéquates,
que, dans ces conditions, vu qu'il n'a pas renversé la présomption de sé-
curité attachée au respect par l'Autriche de ses obligations tirées du droit
international public et du droit européen, une vérification plus approfondie
et individualisée des risques prétendument encourus dans cet Etat de
destination n'est pas nécessaire (cf. FRANCESCO MAIANI/CONSTANTIN
HRUSCHKA, Le partage des responsabilités dans l'espace Dublin, entre
confiance mutuelle et sécurité des demandeurs d'asile, in : ASYL 2/11,
p. 12 ss, spéc. p. 14),
qu'en conséquence, le transfert de l'intéressé vers l'Autriche s'avère
conforme aux engagements de la Suisse relevant du droit international,
que, pour les motifs déjà exposés ci-avant, il n'existe par ailleurs pas de
"raisons humanitaires" au sens de l'art. 29a al. 3 OA 1, susceptibles
d'empêcher ce transfert, cette notion devant être interprétée de manière
restrictive (cf. ATAF 2011/9 consid. 8.1, ATAF 2010/45 consid. 8.2.2),
qu'en outre, le règlement Dublin II ne confère pas aux demandeurs d'asile
le droit de choisir l'Etat membre offrant, à leur avis, les meilleures condi-
tions d'accueil comme Etat responsable de l'examen de leur demande
d'asile (cf. ATAF 2010/45 consid. 8.3),
que, partant, il n'y a pas lieu d'appliquer la clause de souveraineté prévue
par l'art. 3 par. 2 du règlement Dublin II,
que l'Autriche demeure dès lors l'Etat responsable de l'examen de la de-
mande d'asile du recourant au sens du règlement Dublin II et est tenue –
en vertu de l'art. 16 par. 1 point e dudit règlement – de le reprendre en
charge, dans les conditions prévues à l'art. 20,
que, dans ces conditions, c'est à bon droit que l'ODM n'est pas entré en
matière sur la demande d'asile, en application de l'art. 34 al. 2 let. d LAsi,
et qu'il a prononcé le transfert de Suisse vers l'Autriche, en application de
l'art. 44 al. 1 LAsi, aucune exception à la règle générale du renvoi n'étant
réalisée (art. 32 OA 1),
que, cela étant, les questions relatives à l'existence d'un empêchement à
l'exécution du renvoi (ou transfert) pour des raisons tirées de l'al. 3 et de
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l'al. 4 de l'art. 83 de la loi fédérale sur les étrangers du 16 décembre 2005
(LEtr, RS 142.20) ne se posent plus séparément, dès lors qu'elles sont
indissociables du prononcé de la non-entrée en matière (cf. ATAF
2010/45 consid. 10),
qu'au vu de ce qui précède, le recours doit être rejeté et la décision de
l'ODM du 15 avril 2013 confirmée,
que, s'avérant manifestement infondé, le recours est rejeté dans une pro-
cédure à juge unique, avec l’approbation d’un second juge (art. 111 let. e
LAsi),
qu'il est dès lors renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt
n'étant motivé que sommairement (cf. art. 111a al. 1 et 2 LAsi),
que le présent arrêt rend sans objet les demandes d'exemption du paie-
ment d'une avance de frais et d'octroi de l'effet suspensif,
que, vu l’issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la
charge du recourant, conformément aux art. 63 al. 1 PA et 2 et 3 let. b du
règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités
fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 173.320.2),
(dispositif page suivante)
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le Tribunal administratif fédéral prononce :
1.
Le recours est rejeté, dans la mesure où il est recevable.
2.
Les demandes d'exemption du paiement d'une avance de frais et d'octroi
de l'effet suspensif sont sans objet.
3.
Les frais de procédure, d'un montant de 600 francs, sont mis à la charge
du recourant. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans
les 30 jours dès l’expédition du présent arrêt.
4.
Le présent arrêt est adressé à la mandataire du recourant, à l'ODM et à
l'autorité cantonale compétente.
Le juge unique : Le greffier :
Gérald Bovier Alexandre Dafflon
Expédition :