TROISIÈME SECTION
DÉCISION
Requête no 163/04
présentée par Constantin DAVID
contre la Roumanie
La Cour européenne des droits de l’homme (troisième section), siégeant le 17 mars 2009 en une chambre composée de :
Josep Casadevall, président,
Elisabet Fura-Sandström,
Corneliu Bîrsan,
Boštjan M. Zupančič,
Alvina Gyulumyan,
Egbert Myjer,
Luis López Guerra, juges,
et de Santiago Quesada, greffier de section,
Vu la requête susmentionnée introduite le 8 octobre 2003,
Vu les déclarations formelles d’acceptation d’un règlement amiable de l’affaire.
Après en avoir délibéré, rend la décision suivante :
PROCÉDURE
Le requérant, M. Constantin David, est un ressortissant roumain, né en 1950 et résidant à Sibiu. Le gouvernement roumain (« le Gouvernement ») est représenté par son agent, M. Răzvan-Horaţiu Radu, du ministère des Affaires étrangères.
Le 8 juin 2007, la Cour a décidé de communiquer les griefs du requérant portant, d’une part, sur une atteinte au droit à la sécurité des rapports juridiques et au droit à un procès équitable en raison de la remise en cause de la décision définitive rendue en sa faveur, à la suite du pourvoi extraordinaire en annulation introduit par le procureur général et accueillit le 13 mai 2003 par la Cour suprême de justice et, d’autre part, sur une atteinte à son droit au respect de ses biens, compte tenu de ce qu’à la suite du pourvoi en annulation il s’est vu privé de sa créance qu’il détenait en vertu de la décision de justice définitive.
Les 5 janvier et 3 février 2009, la Cour a reçu les déclarations de règlement amiable signées par les parties, par lesquelles le requérant renonce à toute autre prétention à l’encontre de la Roumanie à propos des faits à l’origine de la présente requête en contrepartie de l’engagement du Gouvernement de lui verser, à titre gracieux, la somme de 1 250 euros et de lui restituer les sommes éventuellement perçues à la suite de l’exécution forcée de l’arrêt de la Cour suprême de justice du 13 mai 2003. Cette somme, qui couvrira tout préjudice matériel et moral ainsi que les frais et dépens, sera convertie en lei roumains nouveaux au taux applicable à la date du paiement, et exempte de toute taxe éventuellement applicable. Elle sera payée dans les trois mois suivant la date de la notification de la décision de la Cour rendue conformément à l’article 37 § 1 de la Convention européenne des droits de l’homme. A défaut de règlement dans ledit délai, le Gouvernement s’engage à verser, à compter de l’expiration de celui-ci et jusqu’au règlement effectif de la somme en question, un intérêt simple à un taux égal à celui de la facilité de prêt marginal de la Banque centrale européenne, augmenté de trois points de pourcentage. Ce versement vaudra règlement définitif de l’affaire.
Le Gouvernement s’engage également à renoncer à toute prétention à l’encontre du requérant à propos des faits à l’origine de la présente requête, y compris à l’exécution forcée de l’arrêt de la Cour suprême de justice du 13 mai 2003 ou de toute autre décision condamnant le requérant à rembourser la somme litigieuse.
EN DROIT
La Cour prend acte du règlement amiable auquel sont parvenues les parties. Elle estime que celui-ci s’inspire du respect des droits de l’homme tels que les reconnaissent la Convention et ses protocoles et n’aperçoit par ailleurs aucun motif d’ordre public justifiant de poursuivre l’examen de la requête (article 37 § 1 in fine de la Convention). En conséquence, il convient de rayer l’affaire du rôle.
Par ces motifs, la Cour, à l’unanimité,
Décide de rayer la requête du rôle.
Santiago QuesadaJosep Casadevall
GreffierPrésident
Full & Egal Universal Law Academy