B u n d e s v e rw a l t u ng s g e r i ch t
T r i b u n a l ad m i n i s t r a t i f f éd é r a l
T r i b u n a l e am m in i s t r a t i vo f e d e r a l e
T r i b u n a l ad m i n i s t r a t i v fe d e r a l
Cour V
E-4302/2016
Ar r ê t d u 1 8 j u i l l e t 2 0 1 6
Composition
William Waeber, juge unique,
avec l'approbation de Daniel Willisegger, juge ;
Isabelle Fournier, greffière.
Parties
A._______, né le (…),
Guinée,
recourant,
contre
Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM),
Quellenweg 6, 3003 Berne,
autorité inférieure.
Objet
Asile (non-entrée en matière / procédure Dublin) et renvoi ;
décision du SEM du 4 juillet 2016 / N (…).
E-4302/2016
Page 2
Vu
la demande d'asile déposée en Suisse, en date du 24 avril 2016, par le
recourant,
le procès-verbal de son audition au Centre d’enregistrement et de
procédure (CEP) de Vallorbe, du 27 avril 2016,
la décision du 4 juillet 2016, notifiée le 11 juillet 2016 à l’intéressé, par
laquelle le SEM n'est pas entré en matière sur sa demande d'asile, a
prononcé son transfert vers l’Italie en tant qu’Etat compétent pour examiner
celle-ci, et a ordonné l'exécution de cette mesure, constatant l'absence
d'effet suspensif à un éventuel recours,
le recours interjeté, le 11 juillet 2016 (date du sceau postal), contre cette
décision, auprès du Tribunal administratif fédéral (ci-après : le Tribunal),
la demande d’assistance judiciaire partielle qu’il comporte,
le dossier de l’intéressé, reçu du SEM le 14 juillet 2016,
et considérant
que le Tribunal, en vertu de l'art. 31 LTAF, connaît des recours contre les
décisions au sens de l'art. 5 PA, prises par les autorités mentionnées à
l'art. 33 LTAF,
qu'en particulier, les décisions rendues par le SEM concernant l'asile
peuvent être contestées devant le Tribunal, lequel statue alors
définitivement, sauf demande d'extradition déposée par l'Etat dont le
requérant cherche à se protéger (cf. art. 33 let. d LTAF, applicable par
renvoi de l'art. 105 LAsi, et art. 83 let. d ch. 1 LTF), exception non réalisée
en l'espèce,
que le Tribunal est par conséquent compétent pour statuer sur le présent
recours,
que l'intéressé a qualité pour recourir (cf. art. 48 al. 1 PA, applicable par
renvoi de l'art. 37 LTAF),
que le recours, interjeté dans la forme (cf. art. 52 al. 1 PA) et le délai
(cf. art. 108 al. 2 LAsi) prescrits par la loi, est recevable,
E-4302/2016
Page 3
qu’il s’agit en l’occurrence de déterminer si le SEM était fondé à faire
application de l'art. 31a al. 1 let. b LAsi (RS 142.31), disposition en vertu
de laquelle il n'entre pas en matière sur une demande d'asile lorsque le
requérant peut se rendre dans un Etat tiers compétent, en vertu d'un
accord international, pour mener la procédure d'asile et de renvoi,
qu'avant de faire application de la disposition précitée, le SEM examine la
compétence relative au traitement d'une demande d'asile selon les critères
fixés dans le règlement (UE) no 604/2013 du Parlement européen et du
Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de
détermination de l'Etat membre responsable de l'examen d'une demande
de protection internationale introduite dans l'un des Etats membres par un
ressortissant de pays tiers ou un apatride (refonte) (JO L 180/31 du
29.6.2013, ci-après: règlement Dublin III),
que, s'il ressort de cet examen qu'un autre Etat est responsable du
traitement de la demande d'asile, le SEM rend une décision de non-entrée
en matière après que l'Etat requis a accepté la prise ou la reprise en charge
du requérant d'asile,
qu'aux termes de l'art. 3 par. 1 du règlement Dublin III, une demande de
protection internationale est examinée par un seul Etat membre, celui-ci
étant déterminé selon les critères fixés à son chapitre III,
que la procédure de détermination de l'Etat responsable est engagée
aussitôt qu'une demande d'asile a été déposée pour la première fois dans
un Etat membre (art. 20 par. 1 du règlement Dublin III),
que dans une procédure de prise en charge (anglais : take charge), les
critères énumérés au chapitre III du règlement (art. 8-15) doivent être
appliqués successivement (principe de l'application hiérarchique des
critères de compétence, art. 7 par. 1 du règlement Dublin III),
que pour ce faire, il y a lieu de se baser sur la situation existant au moment
du dépôt de la première demande dans un Etat membre (art. 7 par. 2 du
règlement Dublin III ; ATAF 2012/4 consid. 3.2 ; FILZWIESER/SPRUNG,
Dublin III-Verordnung, Vienne 2014, pt. 4 sur l'art. 7),
qu'en vertu de l'art. 3 par. 2 du règlement Dublin III, lorsqu'il est impossible
de transférer un demandeur vers l'Etat membre initialement désigné
comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de croire qu'il
existe dans cet Etat membre des défaillances systémiques dans la
E-4302/2016
Page 4
procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui
entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de
l'art. 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne
(JO C 364/1 du 18.12.2000, ci-après : CharteUE), l'Etat procédant à la
détermination de l'Etat responsable poursuit l'examen des critères fixés au
chapitre III afin d'établir si un autre Etat peut être désigné comme
responsable,
que l'Etat responsable de l'examen d'une demande de protection
internationale en vertu du règlement est tenu de prendre en charge – dans
les conditions prévues aux art. 21, 22 et 29 – le demandeur qui a introduit
une demande dans un autre Etat membre (art. 18 par. 1 point a du
règlement Dublin III),
que, sur la base de l'art. 17 par. 1 du règlement Dublin III (clause de
souveraineté), chaque Etat membre peut décider d'examiner une demande
de protection internationale qui lui est présentée par le ressortissant d'un
pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu
des critères fixés dans le règlement,
qu'en l'occurrence, les investigations entreprises par le SEM ont révélé, sur
consultation de l'unité centrale du système européen «Eurodac», que le
recourant avait été interpelé en Italie, le 27 janvier 2016, pour avoir franchi
irrégulièrement la frontière du territoire,
qu'en date du 3 mai 2016, le SEM a dès lors soumis aux autorités italiennes
compétentes, dans le délai fixé à l'art. 21 par. 1 du règlement Dublin III,
une requête aux fins de prise en charge, fondée sur l'art. 13 par. 1 du
règlement Dublin III,
que, n'ayant pas répondu à la demande de prise en charge dans le délai
prévu par l'art. 22 par. 1 du règlement Dublin III, l’Italie est réputée l'avoir
acceptée et, partant, avoir reconnu sa compétence pour traiter la demande
d'asile de l'intéressé (art. 22 par. 7 du règlement Dublin III),
que le recourant a, lors de son audition au CEP, confirmé être entré en
Italie le 27 janvier 2016, après avoir été secouru en mer,
qu’il prétend que les autorités italiennes lui auraient dit qu’il était libre de
demander protection dans un autre pays et qu’il aurait choisi de venir en
Suisse parce qu’il s’agissait d’un pays francophone,
E-4302/2016
Page 5
qu’indépendamment de la véracité de ces dernières déclarations, cet
argument n’est pas déterminant, le règlement Dublin III ne permettant pas
à l’intéressé de choisir librement l’Etat où il souhaite déposer sa demande
de protection (cf. ATAF 2010/45 consid. 8.3) et la compétence de l‘Italie
étant de toute façon donnée, vu son entrée, par ce pays, sur le territoire
des Etats liés par ledit règlement,
que l’Italie est par conséquent l’Etat compétent pour examiner la demande
de protection de l’intéressé,
que l'art. 3 par. 2 2ème phrase du règlement Dublin III n'est pas applicable en
l'occurrence,
qu'en effet, il n'y a pas lieu de retenir qu'il existe en Italie des défaillances
systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des
demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant
au sens de l'art. 4 de la CharteUE,
que ce pays est lié par cette Charte et est signataire de la CEDH, de la
Convention du 10 décembre 1984 contre la torture et autres peines ou
traitements cruels, inhumains ou dégradants (Conv. torture, RS 0.105), de
la Convention du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés
(Conv. réfugiés, RS 0.142.30) ainsi que du Protocole additionnel du
31 janvier 1967 (Prot., RS 0.142.301) et, à ce titre, en applique les
dispositions,
qu'il est, certes, notoire que les autorités italiennes connaissent,
spécialement depuis 2011, de sérieux problèmes quant à leur capacité
d'accueil des requérants d'asile, qui peuvent être confrontés à
d'importantes difficultés sur le plan de l'hébergement, des conditions de
vie, voire de l'accès aux soins médicaux suivant les circonstances
(cf. notamment ORGANISATION SUISSE D'AIDE AUX RÉFUGIÉS [OSAR] : Italie,
Conditions d’accueil ; Situation actuelle des requérant-e-s d’asile et des
bénéficiaires d’une protection, en particulier celles et ceux de retour en
Italie dans le cadre de Dublin, octobre 2013),
que cependant, à la différence de la situation prévalant en Grèce, on ne
saurait considérer que les conditions matérielles d'accueil des demandeurs
d'asile en Italie sont caractérisées par des carences structurelles d'une
ampleur telle qu'il y aurait lieu de conclure d'emblée, et quelles que soient
les circonstances du cas d'espèce, à l'existence de risques suffisamment
réels et concrets, pour les requérants, d'être systématiquement exposés à
E-4302/2016
Page 6
une situation de précarité et de dénuement matériel et psychologique, au
point que leur transfert dans ce pays constituerait, en règle générale, un
traitement prohibé par l'art. 3 CEDH (cf. arrêt de la Cour Européenne des
droits de l’homme [ci-après : CourEDH] Tarakhel c. Suisse du
4 novembre 2014, requête n° 29217/12, § 114 et 115 ; cf. également arrêt
de la CourEDH Mohammed Hussein c. Pays Bas et Italie du 2 avril 2013,
requête n° 27725/10),
que la CourEDH l'a encore confirmé dans des affaires plus récentes
(cf. décision A. S. c. Suisse du 30 juin 2015, requête n° 39350/13, § 36 et
A.M.E. c. Pays-Bas du 13 janvier 2015, requête n° 51428/10),
que, par ailleurs, l’Italie est tenue de respecter la directive n° 2013/32/UE
du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 relative à des
procédures communes pour l'octroi et le retrait de la protection
internationale [refonte] (JO L 180/60 du 29.6.2013, ci-après : directive
Procédure) et la directive n° 2013/33/UE du Parlement européen et du
Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des
personnes demandant la protection internationale [refonte] (JO L 180/96
du 29.6.2013, ci-après : directive Accueil),
que, dans ces conditions, cet Etat est présumé respecter la sécurité des
demandeurs d'asile, en particulier leur droit à l'examen, selon une
procédure juste et équitable, de leur demande, et leur garantir une
protection conforme au droit international et au droit européen,
que, cela dit, la présomption, selon laquelle l'Italie respecte, notamment,
l'art. 3 CEDH peut être valablement renversée en présence de motifs
sérieux et avérés de penser que la personne, objet de la mesure de
transfert, courra un risque réel de subir des traitements contraires à cette
disposition,
qu'il convient donc d'examiner de manière approfondie et individualisée la
situation de la personne intéressée, et de renoncer au transfert si le risque
est avéré (cf. arrêt de la CourEDH Tarakhel c. Suisse précité, § 104),
qu’en l’occurrence, le recourant, qui n’a pas voulu déposer de demande de
protection en Italie, n’a pas démontré l'existence d'un risque concret que
les autorités italiennes pourraient refuser de le prendre en charge et de
mener à terme l'examen de sa demande de protection, en violation de la
directive Procédure,
E-4302/2016
Page 7
qu'en outre, il n'a fourni aucun élément concret susceptible de démontrer
que l’Italie ne respecterait pas le principe du non-refoulement, et donc
faillirait à ses obligations internationales en le renvoyant dans un pays où
sa vie, son intégrité corporelle ou sa liberté seraient sérieusement
menacées, ou encore d'où il risquerait d'être astreint à se rendre dans un
tel pays,
qu’il n’apparaît pas non plus qu'il présenterait, pour des raisons de santé
ou d'autres motifs ayant trait à son parcours personnel, une vulnérabilité
particulière face aux difficultés d’hébergement et d’accès à l’aide sociale,
voire aux soins médicaux, évoquées plus haut,
qu’il a déclaré, lors de son audition au CEP, souffrir de certaines affections
(reflux acides, hémorroïdes, maux de têtes liés à une sinusite ou au stress
et maux de gorge),
que, selon les pièces du dossier, il a d’ailleurs consulté un médecin, depuis
son arrivée en Suisse, en raison de douleurs gastriques,
que, dans son recours, il allègue souffrir de douleurs du côté gauche de
l’abdomen, l’empêchant de demeurer assis longtemps,
qu’il explique n’avoir pas pu bénéficier de plus amples investigations
médicales du fait qu’il n’était pas encore affecté à un canton et avoir
uniquement reçu un traitement médicamenteux,
qu’il soutient que le SEM n’a pas pris en considération ses problèmes de
santé, dont cette autorité ignorerait la nature exacte et l’importance, faute
de rapport médical sérieux,
que le SEM a en l’occurrence pris acte des déclarations de l’intéressé
concernant son état de santé,
qu’il a retenu que le recourant n’avait pas fait parvenir de rapport médical
circonstancié et qu’il ne ressortait pas du dossier qu’il avait des problèmes
médicaux,
qu’il a relevé que si tel était le cas, il lui serait loisible de s’adresser à une
institution médicale,
qu’on ne peut en l’occurrence reprocher au recourant, au regard de ses
explications, de n’avoir pas encore été en mesure de fournir un rapport
médical circonstancié,
E-4302/2016
Page 8
que, toutefois, il y a lieu de considérer, au vu du dossier, que les affections
alléguées n’étaient pas graves au point de faire obstacle au transfert de
l’intéressé,
que la liste des médicaments prescrits, fournie avec son recours, confirme
qu’il est traité pour les affections dont il a fait état lors de son audition,
qu’il n'apparaît ainsi manifestement pas souffrir d’affections atteignant le
seuil élevé justifiant de considérer l’exécution de son transfert comme
illicite,
qu’il sied à cet égard de rappeler que, selon la jurisprudence de la
CourEDH (cf. arrêt de la CourEDH N. contre Royaume-Uni du 27 mai
2008, 26565/05 ), l'expulsion forcée des personnes touchées dans leur
santé n'est susceptible de constituer une violation de l'art. 3 CEDH que
dans des cas très exceptionnels, tel celui d'une personne très gravement
malade et proche de la mort lorsqu'il n'est pas certain qu'elle puisse
bénéficier des soins médicaux indispensables ou d'un soutien d'ordre
familial ou social (cf. aussi arrêt de la CourEDH du 30 juin 2015 dans la
cause A.S contre Suisse, requête n° 39350/13 ; cf. également ATAF 2011/9
consid. 7.1 et jurisprudence citée),
que le recourant fait encore valoir dans son recours que les Africains font
objet d’attitudes racistes en Italie,
qu’il fait référence aux difficultés de logement et d’accès à l’aide sociale
auxquelles sont confrontés certains requérants, notamment des hommes
jeunes et sans charge de famille, dans ce pays,
qu’il n’y a cependant séjourné que quelques jours et ne fait pas allusion à
des situations personnellement vécues,
que, s’il devait être contraint par les circonstances à mener en Italie une
existence non conforme à la dignité humaine, ou s'il devait estimer que
l'Italie ne respecte pas les Directives européennes en matière d'asile, viole
ses obligations d'assistance à son encontre ou de toute autre manière
porte atteinte à ses droits fondamentaux, il lui appartiendra de faire valoir
ses droits directement auprès des autorités de ce pays en usant des voies
de droit adéquates,
que, dans ces conditions, le transfert vers l'Italie du recourant n'apparaît pas
contraire aux obligations de la Suisse découlant des dispositions
conventionnelles précitées,
E-4302/2016
Page 9
que, selon l’art. 29a al. 3 de l’Ordonnance 1 sur l’asile du 11 août 1999 (OA1,
RS 142.31), le SEM peut, pour des raisons humanitaires, également traiter
la demande lorsqu’il ressort de l’examen qu’un autre Etat est compétent,
qu'en l’occurrence, le recourant n’a pas objecté d’obstacles à son transfert
autres que son désir de demander protection dans un pays francophone, si
ce n’est la mention des affections sus-décrites,
qu’à supposer que celles-ci perdurent après son transfert, il n’y a pas de
raison de penser qu’il ne pourrait pas obtenir en Italie les traitements et
médicaments indispensables, étant rappelé également que la directive
Accueil astreint les Etats concernés à fournir les soins médicaux
indispensables,
qu’on ne saurait reprocher dans ces circonstances au SEM de n’avoir pas
établi de manière exacte et complète l’état de fait sur ce point,
qu'il n'a pas fait preuve d'arbitraire dans son appréciation ou violé le
principe de l'égalité de traitement, ni n’a commis un excès ou un abus de
son pouvoir d'appréciation en refusant d'admettre l'existence de raisons
humanitaires au sens de l'art. 29a al. 3 OA 1 en combinaison avec l'art. 17
par. 1 du règlement Dublin III (cf. ATAF 2015/9 consid. 7 p. 124 ss),
qu'en définitive, c'est à bon droit que le SEM n'est pas entré en matière sur
la demande d'asile du recourant, en application de
l'art. 31a al. 1 let. b LAsi, et qu'il a prononcé son transfert de Suisse vers
l'Italie,
qu'au vu de ce qui précède, le recours doit être rejeté,
que, s'avérant manifestement infondé, il est rejeté dans une procédure à
juge unique, avec l'approbation d'un second juge (art. 111 let. e LAsi),
qu'il est dès lors renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt n'étant
motivé que sommairement (cf. art. 111a al. 1 et 2 LAsi),
que les conclusions du recours étant d'emblée vouées à l'échec, la requête
d'assistance judiciaire partielle est rejetée, une des conditions cumulatives
à son octroi (cf. art. 65 al. 1 PA) n’étant pas remplie,
que, vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la
charge du recourant, conformément aux art. 63 al. 1 PA et art. 2 et 3 let. a
E-4302/2016
Page 10
du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités
fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 173.320.2),
(dispositif page suivante)
E-4302/2016
Page 11
le Tribunal administratif fédéral prononce :
1.
Le recours est rejeté.
2.
La requête d'assistance judiciaire partielle est rejetée.
3.
Les frais de procédure, d'un montant de 600 francs, sont mis à la charge
du recourant. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans
les 30 jours dès l'expédition du présent arrêt.
4.
Le présent arrêt est adressé au recourant, au SEM et à l'autorité cantonale.
Le juge unique : La greffière :
William Waeber Isabelle Fournier